Mauvaise nouvelle pour les amateurs de PC gaming au Japon. Gigabyte a mis en œuvre une augmentation des prix de ses cartes graphiques, avec des hausses allant de 20% à 40% selon le modèle concerné. Une information relayée par le distributeur matériel japonais CFD-BIZ, qui précise que ces nouveaux tarifs sont officiellement en vigueur depuis le 1er août.
Les modèles précis touchés par cette hausse ne sont pas encore connus. Ce qui inquiète surtout, c’est le sort réservé aux commandes déjà passées : certaines commandes existantes risquent de ne pas être expédiées du tout. Les commandes en attente qui n’ont pas encore été envoyées pourraient être purement et simplement annulées, et le distributeur pourrait contacter les clients concernés au cas par cas pour discuter de ces annulations. Chaque commande étant unique, certaines pourraient malgré tout être honorées au prix initial, tandis que les nouvelles commandes se verront appliquer directement les tarifs revus à la hausse.
Un phénomène qui dépasse le seul Japon
Le Japon n’est pas un cas isolé. Les prix des cartes graphiques NVIDIA GeForce RTX 50 ont eux aussi grimpé, jusqu’à 30% selon le modèle, en Corée du Sud. De quoi laisser penser que la flambée des tarifs GPU touche actuellement plusieurs marchés asiatiques en même temps, sans qu’on sache encore si le Japon reste un cas particulièrement extrême ou s’aligne progressivement sur cette tendance régionale.

Le yen dans la balance
Une partie de l’explication pourrait venir du taux de change. Selon des informations non confirmées, la baisse de la valeur du yen japonais pourrait contribuer à une différence de prix supplémentaire de 10%, le stock de cartes Gigabyte ayant potentiellement été livré à un moment où le taux USD/JPY était historiquement défavorable à la monnaie nippone.
Reste que la situation pourrait évoluer. Les États-Unis et le Japon sont intervenus conjointement pour soutenir la devise, ce qui laisse penser que la hausse de 40% observée actuellement ne serait pas forcément amenée à durer dans son intégralité. On pourrait donc voir, à terme, un alignement plus proche des 30% évoqués pour le reste de l’industrie.
Ce qui se passera concrètement au niveau du commerce de détail reste à déterminer, puisque CFD-BIZ gère l’expédition en gros et non les ventes directes aux consommateurs. Les prix affichés en magasin ou sur les sites marchands pourraient donc différer de ce qui se joue actuellement côté distribution.

