Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Wardogs : un lancement chaotique sur Steam, malgré un pic à 365 000 joueurs

Wardogs : un lancement chaotique sur Steam, malgré un pic à 365 000 joueurs

Bulkhead peut souffler. Après une bêta qui avait déjà rassemblé 245 000 joueurs simultanés, Wardogs a explosé les compteurs le jour de son lancement sur Steam avec un pic de plus de 365 000 joueurs connectés en même temps. Les ventes ont depuis dépassé 1,5 million d’exemplaires, et le jeu affiche une moyenne de 83 % d’avis positifs sur Steam, calculée sur 24 000 évaluations. Le studio avait lancé son trailer de lancement juste avant le grand jour, et tout semblait aller dans le bon sens.

Sauf que derrière ces chiffres flatteurs se cache une nuit bien plus tendue que prévu. Howard Philpott, UI/UX Director chez Bulkhead, ne s’en cache pas :

On était confiants avant le lancement. Les ventes explosaient, on venait de sortir notre trailer de lancement, on avait eu 245 000 joueurs simultanés en bêta. On se sentait bien.

– Howard Philpott

Une file d’attente devenue cauchemar

Dès l’ouverture des vannes, tout a basculé. « Dès qu’on a appuyé sur le bouton, la merde a touché le ventilateur », résume Philpott sans détour. Dans les images tournées en studio pendant les heures critiques, on voit James Tatum-Dean, Production Director chez Bulkhead, montrer un écran de statistiques à son collègue : 45 590 joueurs sont alors actifs dans le jeu, pendant que 168 000 autres patientent dans la file d’attente.

Le problème venait du décalage entre le moment où les joueurs tentaient de se connecter et celui où ils atteignaient réellement le début de la queue. Sur 100 joueurs par seconde qui auraient dû passer, seulement dix y parvenaient effectivement. Les 90 % restants restaient bloqués, ce qui allongeait encore la file et faisait expirer davantage de tickets de connexion.

Bulkhead a alors déployé un hotfix en urgence. La solution retenue : donner aux joueurs un nouveau ticket du système de connexion de Valve une fois arrivés en tête de file, plutôt que de continuer à vérifier l’ancien. Mais l’équipe a préféré avancer prudemment. « On devait contrôler la vitesse à laquelle les gens progressaient, et on savait qu’on n’aurait qu’une seule tentative », explique Tatum-Dean. « On voulait que ce soit fait proprement et en sécurité. » Concrètement, les joueurs ont été laissés passer manuellement par groupes de 10 000.

Philpott résume la pression du moment : « On le savait sur l’instant : soit on réglait la queue tout de suite, soit on était foutus. C’était toute notre réputation en jeu. » Et d’ajouter, une fois le pic passé : « Quand tu vois 300 000 personnes attendre dans la file, c’est insoutenable. » Quand le compteur est enfin repassé à zéro, le soulagement était total : « C’était la meilleure sensation du monde. Tout le monde était en jeu et on a pu ouvrir une bouteille de champagne », se souvient-il, avant de conclure avec le sourire : « Lundi, retour au travail. »

À lire aussi : Wardogs : le FPS qui fait l’unanimité en alpha

Des bans par erreur, jusqu’à Shroud et Summit1g

La file d’attente n’était pas le seul souci. Le système anti-triche, réglé sur une tolérance zéro, s’est mis à bannir des joueurs qui n’avaient rien à se reprocher, y compris des testeurs alpha légitimes. « Je sais qu’on avait dit qu’on aurait une politique de tolérance zéro sur l’anti-triche, mais ça s’est très, très vite transformé en bannissement de nos testeurs alpha légitimes », admet Philpott, qui ne cherche pas à minimiser : « En réalité, il n’y a aucune excuse. »

Parmi les victimes de ces bans erronés figurent deux streamers FPS bien connus, Michael « Shroud » Grzesiek et Jaryd « Summit1g » Lazar, tous deux en train de diffuser le jeu au moment des faits. Summit1g a été banni par erreur après une interaction avec un tricheur en plein stream : un membre de l’équipe anti-triche a sanctionné le streamer à la place du fraudeur. Joe Brammer, Executive Producer chez Bulkhead, en plaisante à moitié en désignant le responsable : « Vous vous inquiétez qu’on ait un anti-triche géré par l’IA. On a toujours besoin d’un humain dans la boucle. »

À lire aussi : Wardogs arrive en Early Access le 10 septembre

Un accès prioritaire pour une dizaine de streamers

Autre décision assumée par Bulkhead : environ 11 streamers ont bénéficié d’un accès prioritaire à la file de connexion, sur décision de Joe Brammer lui-même. « C’est moi qui ai pris cette décision. C’est un peu injuste », reconnaît-il, tout en justifiant son choix par la valeur de ces créateurs qui montraient le jeu à leur communauté. Il ajoute que ce canal a aussi servi à faire passer des messages en direct : « On a pu communiquer via eux sur le redémarrage des serveurs, ce genre de choses. »

Malgré les couacs, la sortie de Wardogs s’est traduite par des chiffres solides et une transparence rare de la part de Bulkhead sur les coulisses d’un lancement multijoueur qui aurait pu tourner beaucoup plus mal.

Laisser un commentaire

0.0/10

Inscris toi à notre newsletter

Pour ne rien manquer, et le tout, sans aucun spam !

This Pop-up Is Included in the Theme
Best Choice for Creatives
Purchase Now