Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Metal Gear Solid 4 : le chef-d’œuvre que Kojima ne voulait pas faire

Metal Gear Solid 4 : le chef-d'œuvre que Kojima ne voulait pas faire

Sorti en 2008, Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots est resté longtemps prisonnier de son support d’origine. C’est désormais chose réglée : le jeu a été rendu accessible via la Master Collection Vol. 2, permettant aux nouveaux venus comme aux vétérans de la saga de (re)découvrir le crépuscule de Solid Snake.

Avant sa sortie, Solid Snake n’avait plus été vu depuis 2001, laissant les fans dans l’attente pendant des années. Le retour du mercenaire légendaire dans Guns of the Patriots répondait enfin à cette attente, mais pas de la manière que tout le monde espérait.

Un jeu que Kojima ne voulait pas faire

Le plus ironique dans l’histoire de MGS4, c’est que son créateur n’en voulait tout simplement pas. Hideo Kojima a déclaré publiquement vouloir terminer la franchise dès Metal Gear Solid 2, puis a proclamé être terminé avec la saga après Metal Gear Solid 3: Snake Eater. Malgré ces déclarations répétées, il est pourtant revenu aux commandes pour livrer Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, le quatrième épisode numéroté de la saga.

Selon des informations non confirmées, Kojima aurait même reçu des menaces de mort de la part de fans excédés par sa réticence à faire avancer l’histoire de la saga. Le contexte donne une tout autre lecture au ton funèbre de Guns of the Patriots, un jeu qui ressemble davantage à un enterrement qu’à un retour triomphal.

Il faut dire que la franchise a des racines profondes : c’est Kojima lui-même qui avait créé Metal Gear pour la MSX en 1987, bien avant que la série ne devienne le mastodonte qu’on connaît.

Metal Gear Solid 4 : le chef-d'œuvre que Kojima ne voulait pas faire

Cinq actes, une structure éclatée

Guns of the Patriots est structuré en cinq actes, chacun jouant presque sur un registre différent, entre champs de bataille ouverts et infiltration classique dans les rues d’Europe de l’Est. Cette construction en patchwork tranche avec l’aspect linéaire habituel de la saga.

Le jeu introduit aussi un système de loyauté des factions, censé influencer le déroulement des affrontements. Problème : ce mécanisme cesse d’être pertinent après l’Acte 2, laissant le joueur avec une idée intéressante mais rapidement abandonnée en cours de route.

La saga ne s’est pas arrêtée là

Après le tout premier Metal Gear, Kojima avait déjà enchaîné avec Metal Gear Solid 2 puis Metal Gear Solid 3 avant d’en arriver à Guns of the Patriots. Et malgré ses adieux répétés à la licence, l’histoire ne s’est pas arrêtée avec MGS4 non plus.

  • Peace Walker, sorti sur console portable, est considéré comme une entrée numérotée en tout sauf de nom.
  • Metal Gear Solid 5 a été créé après Guns of the Patriots, prolongeant encore la chronologie de la saga.

La suite de l’aventure de Kojima chez Konami a cependant pris une tournure plus amère : le créateur a fini par être expulsé du studio, mettant un terme à des années de collaboration.

Metal Gear Solid 4 : le chef-d'œuvre que Kojima ne voulait pas faire

Le regard d’un joueur devenu critique

Le regard porté sur MGS4 aujourd’hui doit beaucoup au vécu de ceux qui l’ont traversé. C’est le cas d’un rédacteur spécialisé, qui a rencontré Metal Gear Solid pour la première fois sur un disque de démo distribué par Pizza Hut. Depuis, il affirme avoir complété trois cents missions en réalité virtuelle sur la franchise.

Ce parcours, d’un simple disque promotionnel jusqu’à des centaines de missions en VR, montre à quel point Metal Gear Solid 4 a marqué ceux qui l’ont vécu. Et vous, quel souvenir gardez-vous de Guns of the Patriots ?

Laisser un commentaire

0.0/10

Inscris toi à notre newsletter

Pour ne rien manquer, et le tout, sans aucun spam !

This Pop-up Is Included in the Theme
Best Choice for Creatives
Purchase Now