Il y a 18 ans, Metal Gear Solid 4 sortait sur PS3, développé par Hideo Kojima et Kojima Productions. Depuis, impossible d’y jouer autrement que sur la console de Sony ou via l’émulation sur PC. C’est désormais de l’histoire ancienne : le jeu rejoint Metal Gear Solid Peace Walker au sein de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2, qui réunit ainsi les deux titres dans une seule collection.
Ce quatrième épisode occupe une place à part dans la saga. Il était conçu pour être le dernier Metal Gear Solid de la franchise, une conclusion pensée comme définitive pour boucler l’histoire de Solid Snake. Et il a marqué les esprits d’une autre manière : Metal Gear Solid 4 détient le record Guinness World Records de la plus longue cinématique jamais intégrée à un jeu vidéo, avec une séquence finale qui dure 71 minutes.
Plus de cinématiques que de gameplay
Le jeu assume totalement son statut particulier. Compter un peu plus de 10 heures pour le terminer, dont environ 8 heures passées à regarder des cinématiques, donne une idée assez claire du parti pris de Kojima à l’époque. Plutôt qu’un défaut, c’est devenu la marque de fabrique du jeu, celle d’un créateur à qui l’on avait laissé une liberté quasi totale pour mettre en scène la fin de son histoire.
Metal Gear Solid 4 n’était pas qu’une conclusion narrative. À sa sortie, c’était aussi le jeu PS3 phare de 2008, celui censé démontrer tout ce dont le Cell Processor de la console était capable. Un vrai showcase technique pour Sony, à une époque où la puissance brute d’une machine se prouvait encore avec ce genre de titre.
Une résolution 4K à 60 FPS sur PC
Sur la version PC de cette Master Collection Vol. 2, Metal Gear Solid 4 supporte la 4K à 60 FPS. De quoi enfin profiter de cette œuvre sans les contraintes matérielles de 2008, sur des configurations modernes qui n’existaient tout simplement pas au moment de sa sortie originale.
Voilà donc un jeu longtemps enfermé derrière le matériel d’une console qui devient enfin accessible ailleurs, dix-huit ans après avoir signé, en apparence, la fin de l’histoire de Solid Snake.

