Riot Games vient de dévoiler l’ampleur de sa chasse au boosting. Le studio a confirmé le 17 septembre 2026 avoir pénalisé 296 416 comptes sur League of Legends et VALORANT depuis fin 2025. Un chiffre énorme qui montre à quel point la manipulation de rang était devenue un vrai fléau sur les deux jeux.
Le lendemain de cette annonce, le streamer Trainwrecks a fait les frais du système en voyant son rang LoL reverté, relançant au passage le débat sur ce qui compte vraiment comme du boosting.
Un système Anti-Boost qui monte en puissance
Tout part du système Anti-Boost lancé sur League of Legends en 2025. L’outil, propulsé par Vanguard, a ensuite été étendu à VALORANT en juillet 2026. Concrètement, l’anticheat a été entraîné à repérer les comptes dont la progression en classé venait d’un joueur plus fort plutôt que d’un mérite personnel, et les bans se sont enchaînés depuis.
Riot Games a résumé la situation sur son compte X officiel avec une formule qui ne laisse pas de place au doute sur sa position.
Message de service : boosting, smurf, hitchhiking… tout ça, c’est de la triche. La détection de boosting de Vanguard s’est étendue de League of Legends à VALORANT cet été, et les bans n’ont pas arrêté de tomber depuis. 296 416 clients du location de rang servis, et ça continue.
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Le studio précise que le système n’est pas encore à pleine capacité et que davantage d’application de la politique est prévue dans les mois qui viennent. Autrement dit, ces 296 416 comptes ne sont probablement qu’un début.
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Des sanctions qui varient selon la gravité
Toutes les pénalités ne se valent pas. Selon la nature de l’infraction, Riot Games peut choisir de revert le rang du joueur concerné, de retirer les récompenses de saison obtenues, ou d’infliger une suspension temporaire qui démarre à trois jours et grimpe pour les récidivistes. En revanche, les comptes achetés et ceux qui n’ont pas de propriétaire légitime s’exposent, eux, à une suppression permanente, sans possibilité de retour.
Ce qui compte comme du boosting selon Riot
Le studio a aussi clarifié le périmètre de ce qui déclenche une sanction, et la liste va bien au delà du cas classique du booster professionnel payé pour jouer à la place d’un client. Sont désormais considérés comme du boosting :
- Acheter ou emprunter un compte pour affronter des adversaires plus faibles
- Donner un compte de rang inférieur à un ami plus compétent pour qu’il grimpe artificiellement
- Faire la queue régulièrement avec des joueurs qui ont délibérément fait baisser leur propre rang
Le cas Trainwrecks
Le lendemain de l’annonce de Riot Games, le streamer Trainwrecks a vu son rang League of Legends reverté. Il a attribué cette sanction au fait d’avoir fait la queue avec Tyler1, Trick2g et Yassuo lors de ses streams. Le streamer s’est montré incrédule face à la décision du studio.
Je ne comprends vraiment pas comment c’est possible. On joue en stream, on joue juste pour jouer. Ce n’est pas ma faute s’ils sont tous des joueurs pro de League.
– Trainwrecks
Il a indiqué vouloir contacter Riot Games avant de rendre le litige public. Ce n’est pas la première fois que Trainwrecks se retrouve dans ce genre de situation. En mai 2026, il avait déjà écopé d’un ban VALORANT de 31 jours pour avoir fait la queue avec sinatraa et d’autres joueurs de très haut rang. Un développeur Riot Games avait alors précisé que de véritables comptes smurf se trouvaient dans le lobby lors de cet incident, un détail qui avait changé la lecture de l’affaire.
Entre les révélations de mai et celles de septembre, le message de Riot Games reste le même : peu importe l’intention, jouer régulièrement avec des joueurs largement au-dessus de son niveau expose désormais à une sanction, streamer ou pas.

