Un tricheur pour le moins particulier a fait parler de lui sur Valorant début septembre. Sa spécialité : se transformer en version maléfique de Tung Tung Tung Sahur pour éliminer des équipes entières en quelques secondes, wallhacks et ciblage automatique à l’appui.
La vidéo, largement relayée, a immédiatement relancé les questions sur la capacité de Vanguard, l’anti-triche de niveau kernel de Riot, à tenir la route alors que la compétition professionnelle doit s’appuyer davantage sur du jeu en ligne à partir de 2027.
Qui est Tung Tung Tung Sahur ?
Tung Tung Tung Sahur est un personnage en bois généré par intelligence artificielle, devenu en 2025 l’un des mèmes brainrot les plus reconnaissables d’Internet. Le bonhomme a depuis fait des apparitions dans Fortnite et Roblox, même s’il avait auparavant été retiré du jeu Steal a Brainrot à la suite d’un différend de droits d’auteur.
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Cette fois, c’est une version bien plus inquiétante du personnage qui s’est apparemment invitée dans les parties de Valorant, épaulée par un cheat capable de repérer et d’éliminer automatiquement les joueurs adverses.
Evil Tung activities | #VALORANT
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Un ace en quelques secondes, deux fois de suite
Dans les images diffusées, filmées à la première personne, le modèle sombre de Tung Tung remplace l’affichage classique de l’arme. Dès le début de la manche, des silhouettes d’ennemis apparaissent à travers les murs pendant que des lignes de visée multicolores s’étirent sur toute la carte.
Le joueur élimine alors les cinq adversaires en un temps record et décroche un ace. La séquence se répète à l’identique sur une deuxième manche, cette fois sur une autre carte : même scénario, même résultat.
Si les images semblent bien montrer des wallhacks combinés à un ciblage automatisé, le logiciel exact utilisé reste inconnu. On ignore également si le modèle Tung Tung était visible par les autres joueurs présents dans la partie ou s’il n’existait que sur l’écran du tricheur.
Le kernel-level anti-cheat sous le feu des critiques
La séquence a pris une autre dimension lorsque l’analyste Valorant vladk0r l’a repartagée avec un commentaire moqueur sur l’efficacité de Vanguard.
kernel level anticheat vs tung tung tung cheat-hur
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Ce message répondait directement au président des esports Valorant, Leo Faria, qui répondait déjà aux inquiétudes sur l’intégrité compétitive à mesure que la VCT bascule vers davantage de jeu en ligne.
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Toutes les mêmes protections s’appliquent, y compris notre anti-triche de niveau kernel.
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Leo Faria a précisé que les joueurs pris à tricher lors des qualifications en ligne pourraient être interdits de participer à la VCT. Il avait développé sa position dans un message plus long.
Je comprends vos inquiétudes concernant l’intégrité compétitive avec davantage de jeu en ligne dans la VCT l’an prochain. Nous partagerons bientôt plus de détails sur toutes les mesures que nous mettons en place pour la protéger. Mais il y a une chose importante à comprendre : en ligne ne veut pas dire anonyme. Si vous trichez en classé…
– @lhfaria
Vladk0r a ensuite soulevé un problème plus concret : le mal peut déjà être fait avant même qu’un tricheur ne soit démasqué.
Imaginez perdre face à une équipe qui utilise ce genre de merde, pour finalement la voir bannie quelques manches plus tard dans le bracket.
– @vladk0r_vlr
Riot a récemment introduit un mode on-demand optionnel pour Vanguard. Le studio a également reconnu rencontrer « plus d’actifs de triche que jamais auparavant », les outils de codage par IA rendant la création de cheats de plus en plus accessible. Riot maintient toutefois que Vanguard peut suivre le rythme en détectant les méthodes utilisées pour injecter un cheat dans un ordinateur, plutôt qu’en cherchant à identifier chaque programme individuellement.
Riot répond : le compte était déjà banni avant la viralité
Le directeur anti-triche de Riot, Phillip Koskinas, a fini par réagir directement à la vidéo, confirmant que le compte responsable avait déjà été sanctionné avant que le clip n’explose en ligne.
Le compte a été identifié comme FaeL o Anacondo#br1, banni le 3 septembre 2026 après seulement trois parties jouées. Koskinas a nommé le cheat utilisé, baptisé « Sysinfo ».
Riot ID : FaeL o Anacondo#br1. Banni le : 3 septembre 2026. Parties jouées : 3. Nom du cheat : « Sysinfo » (un vibeslop de bas niveau). Cacher le Riot ID : inutile. On peut tout détecter avec le temps, mais VALORANT reste un jeu free-to-play. Je suis d’accord, on doit améliorer notre posture préventive pour les qualifications ouvertes.
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Le compte avait donc été banni six jours avant que la vidéo ne devienne virale. Koskinas a néanmoins admis que Riot doit renforcer ses protections préventives sur les qualifications ouvertes, un point qui répond directement aux craintes exprimées autour des cheaters susceptibles de perturber un bracket avant d’être détectés.

