The Witcher 3: Wild Hunt Remastered et The Legend of Zelda: Ocarina of Time remake ramènent chacun un poids lourd du jeu vidéo sur le devant de la scène, mais leurs étiquettes ont de quoi surprendre une fois qu’on regarde ce qu’elles cachent vraiment. Le premier porte le nom de « remaster » tout en touchant à des pans entiers du gameplay. Le second se revendique comme un « remake » complet tout en gardant la structure de son modèle avec un soin presque religieux.
The Witcher 3 Remastered est construit sur le jeu sorti par CD Projekt Red en 2015, tandis qu’Ocarina of Time est en cours de reconstruction de zéro pour Switch 2. Et pourtant, c’est bien CDPR qui semble le plus disposé à bousculer ce que son jeu faisait à l’origine.
The Witcher 3 Remastered ne ménage pas grand-chose
Pour un jeu vieux de 11 ans, des promesses d’amélioration de l’éclairage et des textures n’auraient rien d’étonnant en soi. The Witcher 3 Remastered apporte effectivement ces améliorations d’éclairage et de textures, et présente une surcharge visuelle majeure avec de nouveaux modèles de personnages. Sauf que CDPR ne s’arrête pas là. Le studio touche à une refonte complète du système de compétences, avec des arbres de compétences remodelés, de nouveaux bonus et de nouvelles capacités pensées pour donner plus de flexibilité dans la construction de Geralt.
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Le combat n’échappe pas à ce grand nettoyage. Voici ce qui change concrètement :
- Des animations retravaillées pour Geralt, pensées pour rendre le rapprochement aux ennemis plus fluide
- Une caméra qui s’adapte en fonction du nombre d’ennemis combattus
- Un comportement des monstres mis à jour
- Un mouvement et une traversée améliorés
- Des changements pour Roach
- Un pathfinding des ennemis revu
Difficile d’appeler ça un simple lissage de textures. C’est bien une remise à plat de plusieurs systèmes centraux d’un jeu que la plupart des joueurs considèrent pourtant comme intouchable.
Le jeu n’est pas un « monument » ni quelque chose d’« intouchable ».
– Marcin Blacha, vice-président de la narration chez CD Projekt Red
Ocarina of Time remake garde ses fondations intactes
L’original d’Ocarina of Time a presque trois décennies, ce qui laisse un fossé technologique bien plus large à combler pour Nintendo que celui séparant CDPR de son jeu de 2015. Le remake ajoute une longue liste de nouveautés attendues depuis longtemps par les fans de la Nintendo 64.
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- Des cinématiques entièrement doublées
- Des dialogues étendus
- Des contrôles de caméra modernes
- Le saut manuel
- Le sprint
- Un cycle jour-nuit continu
- Threads of Time, pour aider les joueurs à retrouver leur chemin
Malgré cette avalanche de changements de confort, Nintendo semble déterminé à conserver l’essentiel de la structure du jeu original. Les donjons originaux d’Ocarina of Time semblent rester largement similaires dans le remake, à en juger par les images montrées jusqu’à présent. On retrouve aussi des versions reconnaissables de zones emblématiques comme Kokiri Forest ou le Great Deku Tree, fidèles à ce que les joueurs de la Nintendo 64 avaient exploré à l’époque.
En clair, deux studios ont pris deux directions opposées face à des classiques que beaucoup jugeaient déjà parfaits. CDPR n’hésite pas à rouvrir le capot d’un jeu sorti en 2015 pour en revoir les mécaniques, tandis que Nintendo mise sur la modernisation du confort de jeu sans toucher à l’ossature d’un titre qui approche les trois décennies. Le mot « remaster » et le mot « remake » n’ont peut-être jamais aussi mal collé à ce qu’ils désignent réellement.

