Capcom a annoncé travailler sur des remakes majeurs de certains de ses titres les plus aimés, dont Resident Evil Code: Veronica. Le jeu sorti sur Dreamcast dans les années 2000 est désormais rebaptisé Resident Evil Veronica, et doit avoir droit à un remake entièrement reconstruit depuis zéro, attendu pour 2027.
Peu d’informations circulent encore sur le contenu précis de ce remake, mais Capcom a déjà annoncé vouloir moderniser les contrôles, retravailler les graphismes et réimaginer l’histoire. De quoi donner un sérieux coup de propre à un jeu qui a presque 17 ans.
Un jeu culte, mais frustrant
Resident Evil Code: Veronica garde une base de fans solide, portée par son ambiance particulière et son ton un brin excessif. Sauf que rejouer au titre aujourd’hui révèle des défauts de conception qui n’ont pas bien vieilli, surtout une fois comparés à la dernière sortie de Capcom, Resident Evil Requiem, qui montre à quel point le studio a progressé sur la question de la progression et de la difficulté.
Le fléau du soft blocking
Le problème le plus courant dans Resident Evil Code: Veronica, c’est ce qu’on appelle le soft blocking : un blocage de progression qui stoppe net l’avancée du joueur. Résultat, il faut revenir à une ancienne sauvegarde, ou pire, tout recommencer depuis le début quand on a dépassé un point de non-retour.
Plusieurs passages du jeu sont concernés. Le combat contre le boss T-078 Tyrant, qui se déroule à l’arrière d’un avion, en fait partie. La mutation de Steve Burnside et la séquence de poursuite qui suit peuvent aussi coûter cher en ressources à ceux qui n’ont pas pris soin de stocker munitions, objets clés et soins à l’avance.
À lire aussi : Resident Evil Requiem : Grace Ashcroft aux côtés de Leon Kennedy
L’extincteur qui change tout
Le cas le plus connu reste celui du fameux extincteur. Cet objet se trouve sur l’île, une zone du jeu qui devient inaccessible après une explosion : impossible donc de revenir en arrière pour le récupérer si on l’a oublié.
Or cet extincteur sert à éteindre deux feux bien précis : l’un est obligatoire pour avancer dans l’histoire, l’autre est optionnel mais débloque une arme puissante très utile pour les combats de boss suivants. L’oublier, c’est s’exposer à devoir tout reprendre depuis une sauvegarde bien antérieure, après des heures de jeu perdues pour un objet qui paraît presque anecdotique sur le moment.
Ce que Requiem fait mieux
La comparaison avec Resident Evil Requiem est éclairante. Dans ce dernier, les systèmes de points de contrôle et de sauvegarde automatique servent de filet de sécurité : si un joueur atteint un jalon de l’histoire sans l’équipement requis, il peut simplement revenir à un checkpoint récent au lieu de perdre des heures de progression. La difficulté y est gérée de façon bien plus fluide, avec des obstacles qu’on peut démonter sans tout recommencer.
Requiem réussit aussi quelque chose que Code: Veronica ratait complètement : les changements de personnages. Chaque arc y est achevé avant de passer au suivant, ce qui rend les transitions bien plus naturelles. Dans Code: Veronica, le joueur incarne Claire, puis de brèves sections avec Steve, avant de basculer sur Chris vers la fin du jeu, un contraste qui casse le rythme du jeu.
Resident Evil Code: Veronica a donc tout à gagner à s’inspirer du traitement de Resident Evil Requiem pour son remake. Pour 2027, moderniser les contrôles et les graphismes ne suffira pas : c’est bien la structure même de la progression qui devra être repensée pour éviter de reproduire les pièges qui ont frustré des générations de joueurs sur Dreamcast.

