Développé par le studio chinois S-Game, Phantom Blade Zero doit sortir le 29 octobre. Cet action-RPG de style wuxia s’est offert une session de gameplay prolongée lors de la Gamescom 2026, l’occasion de passer plusieurs heures sur le début du jeu complet.
Révélé en mai 2023, le titre traîne derrière lui des années de bandes-annonces qui ont mis en avant un combat rapide et viscéral. Place désormais aux impressions de terrain, après une session qui a permis de traverser l’ouverture de l’aventure, d’explorer son monde et d’affronter une poignée de boss.
Soul, le frère trahi
Dans Phantom Blade Zero, les joueurs incarnent Soul, un épéiste renommé de l’Ordre trahi par son frère juré, Zuo Shang. Lors d’un duel terrifiant entre les deux guerriers d’élite, Soul reçoit une blessure mortelle au cœur. Il se réveille pourtant plus tard, ses blessures refermées.
C’est le mystérieux Flesh Sculptor qui l’a sauvé, en lui implantant un cœur artificiel. Sauf que ce nouveau cœur ne lui laisse que 66 jours à vivre, à moins que Soul ne trouve un moyen d’étendre ce délai. Un postulat qui plante clairement le décor d’une course contre la montre, sur fond de complot dont le héros ignore encore tout.
Une inspiration assumée de Sekiro
Sur le plan du gameplay, Phantom Blade Zero joue dans la même cour que Sekiro: Shadows Die Twice. Le combat repose sur des mécaniques de parade et d’esquive, où il s’agit de vider la jauge d’endurance des ennemis, baptisée ici Sha-Chi, pour les étourdir et ouvrir la voie à une exécution en un coup.
Contrairement à Sekiro, le jeu de S-Game ajoute un véritable système de combos complets, permettant d’enchaîner coups légers et coups lourds pour faire fondre la jauge adverse plus rapidement. Les animations d’attaque, marque de fabrique du jeu depuis sa bande-annonce de révélation, se terminent systématiquement par un flash bleu bien reconnaissable.
Ce soin dans la mise en scène des combats n’a rien d’un hasard : S-Game travaille avec Donnie Yen depuis trois ans pour peaufiner ses animations, fortement inspirées du cinéma de kung-fu. Certains ennemis disposent eux aussi d’attaques signalées par un flash, bleu ou rouge selon le cas. Parer une attaque au flash bleu déclenche une contre-attaque, tout comme esquiver une attaque au flash rouge.
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Jagged Steel, premier vrai test
Comme souvent dans ce type de jeu, c’est dans ses combats de boss que Phantom Blade Zero prend toute sa dimension. Environ sept boss ont été rencontrés durant la session de preview, chacun avec un design visuel, un moveset et une personnalité bien distincts.
Parmi eux, Jagged Steel, the Frenzied Brute, affronté après environ 45 minutes passées à explorer le monde du jeu. Ce soldat massif brandit une gigantesque épée dentelée, dont la mécanique unique inflige d’importants dégâts de saignement lorsqu’il parvient à enchaîner ses attaques.
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Un rendu dernier cri, à nuancer
Impossible de parler de Phantom Blade Zero sans évoquer sa présentation. Graphiquement, le jeu tire parti d’un souci du détail poussé, du rendu des tissus à celui de l’eau. Reste une précision qui a toute son importance : la build testée tournait sur un PC très haut de gamme, et il n’a pas été possible d’essayer le jeu sur une PlayStation 5 de base. Impossible donc de se prononcer sur les performances attendues sur consoles.
Au terme de cette session prolongée, l’impression laissée par Phantom Blade Zero semble avoir la vie dure. Quarante et un jours après avoir testé le jeu, le journaliste confie qu’il n’est pas passé un seul jour sans y repenser au moins une fois.
Entre son histoire de trahison et de délai mortel, son système de combat qui assume ses emprunts à Sekiro tout en y ajoutant ses propres idées, et une poignée de boss déjà marquants comme Jagged Steel, Phantom Blade Zero arrive à sa sortie du 29 octobre avec des arguments solides. Reste à voir ce que donnera le jeu une fois sorti de son PC très haut de gamme.

