Halo: Campaign Evolved, le remake du FPS culte, fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie, entre fans conquis et joueurs plus circonspects. Marcus Lehto, le designer derrière Master Chief, a donné son propre verdict après avoir joué au remake en difficulté Heroic. Résultat : un avis globalement positif, mais loin d’être unanime sur tous les points.
Un bond technique sur Unreal Engine 5
Halo: Campaign Evolved a été portée sur Unreal Engine 5, un choix technique qui semble avoir convaincu Lehto sans réserve.
Globalement, j’adore les améliorations, le mouvement, les cinématiques, les visuels. Sérieusement, l’éclairage est superbe.
– Marcus Lehto
Le designer va jusqu’à qualifier l’éclairage de l’épisode original, notamment sur les missions liées à la Flood, de « franchement pourri ». Les armes covenantes n’échappent pas non plus à son analyse : il les trouve désormais « beaucoup plus brutales, avec un vrai coup de poing ».
Des cinématiques qui ne font pas l’unanimité
Le remake conserve les cinématiques originales, mais dans une version améliorée que Lehto apprécie. Le problème vient plutôt des nouvelles cinématiques ajoutées spécifiquement pour cette version. Il vise en particulier la séquence baptisée Assault on the Control Room, qu’il juge « carrément gênante » et qu’il aurait préféré ne jamais voir.
Un système d’indices jugé trop insistant
Autre point de friction : le système de guidance intégré au jeu, qui affiche des indices pour orienter les joueurs. Pour Lehto, c’est trop appuyé.
Je trouve que les indices sont vraiment trop lourds, ça relève du calcul pour plaire à une nouvelle génération de joueurs à l’attention proche de zéro.
– Marcus Lehto
Un développement chaotique en coulisses
Derrière la sortie du jeu se cache un développement compliqué. Halo: Campaign Evolved a connu des problèmes de management pendant sa production, au point d’entraîner l’annulation d’un jeu multijoueur Halo qui n’avait jamais été officiellement annoncé.
Malgré ces critiques, Marcus Lehto continue de soutenir Halo: Campaign Evolved dans son ensemble. Il estime qu’une bonne partie de la négativité autour du jeu vient des réseaux sociaux, qui « entretiennent cette haine ». Quant à la difficulté Legendary, il la réserve sans détour à ceux qui « aiment la punition ».

