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Phantom Blade Zero : six heures avec le prochain grand jeu d’action signé S-Game

Phantom Blade Zero : six heures avec le prochain grand jeu d'action signé S-Game

Montré une première fois à la Summer Game Fest sous forme de démo jouable, Phantom Blade Zero s’est ensuite dévoilé plus en profondeur lors d’une session de test de six heures durant une visite à Pékin. Cette fois, place au tout début de l’aventure, avec une liberté totale pour explorer le premier chapitre. Le résultat est sans appel : le jeu développé par S-Game a tout d’un futur hit de l’action, comparable à ce qu’avait représenté Sekiro: Shadows Die Twice en son temps.

On y incarne Soul, autrefois l’un des combattants les plus redoutés de sa région, qui doit désormais sauver la pègre du Wulin. Le hic, c’est qu’il ne lui reste que soixante-six jours à vivre : son cœur a été remplacé par un cœur artificiel par un personnage énigmatique, la Flesh Sculptor.

Le kung-fu punk, une idée née à Yale

Le combat est au cœur de l’identité du jeu. S-Game a voulu concrétiser sa vision du « kung-fu punk », un mélange entre mouvements traditionnels d’arts martiaux et esthétique moderne. Le directeur du jeu, Soulframe, explique comment cette idée a germé pendant ses études d’architecture à Yale.

Quand j’étais en licence, j’étudiais l’architecture [à Yale], alors j’ai commencé l’histoire en mélangeant la culture traditionnelle du wuxia chinois avec des éléments de pop culture comme le cyberpunk. On n’avait pas encore le terme « kung fu punk » à l’époque. On voulait juste faire quelque chose de cool, mais j’étais encore étudiant à ce moment-là. Après avoir eu mon diplôme, je suis rentré en Chine, et j’ai essayé d’en faire quelque chose de sérieux.

Soul et ses adversaires sautent, pivotent et enchaînent les figures avec une fluidité impressionnante, sans rupture visible entre les animations. Malgré ce déluge de mouvement, le joueur garde le contrôle : attaquer et parer au bon moment reste lisible, même dans le feu de l’action. Comme le résume Soulframe :

On voulait que tout le monde ait l’impression d’être littéralement dans un film de kung-fu. C’est un film de kung-fu jouable, et vous ne jouez pas à un jeu avec une manette : vous vous battez réellement contre les ennemis.

Pour donner corps à cette ambition, S-Game dispose d’un studio de capture de mouvement à Shanghai. Des experts en arts martiaux y évoluent suspendus à des câbles, armes factices en main, enchaînant sauts et figures reproduits ensuite presque à l’identique dans le jeu. Certains journalistes présents ont même pu enfiler le harnais le temps d’un essai, histoire de sentir par eux-mêmes ce que donne la capture en apesanteur.

À lire aussi : Phantom Blade Zero : la bande-annonce gameplay éclipsée par la demande d’une version physique

Des bosses au cœur du challenge

Selon S-Game lui-même, Phantom Blade Zero n’est pas un soulslike, même s’il partage plusieurs éléments avec le genre popularisé par FromSoftware : un système de cloches pour sauvegarder la progression, une parade vitale au combat, et de nombreux boss disséminés sur le chemin principal comme dans des recoins cachés.

Ces affrontements sont parmi les moments forts de la démo. Un boss manie une arme provoquant des saignements, imposant de doser ses attaques avec précision, tandis qu’un autre se sert d’une faux-chaîne pour frapper à distance. Aucun combat de boss ne ressemble au précédent : chacun possède son propre thème, son style et sa mécanique centrale.

  • Un système de cloches pour sauvegarder la progression
  • Une parade vitale indispensable en combat
  • Des boss sur le chemin principal et d’autres cachés
  • Des armes qui infligent du saignement
  • Des faux-chaînes permettant d’attaquer à distance

Tout n’est pas parfaitement calibré pour autant. L’un des combats de boss a semblé déséquilibré par rapport au reste de la démo : l’adversaire en question se montre trop rapide, disparaît et réapparaît sans prévenir, donnant par moments l’impression que le jeu traîne le joueur plutôt que l’inverse.

Un boss en particulier se déroule sur trois étapes, chacune accompagnée d’une musique différente, renforçant l’intensité dramatique du combat. La bande-son, signée du compositeur Cashieng Bo, contribue largement à sublimer l’ampleur et le ton de ces affrontements.

Entre la mise en scène de ses boss, son système de combat exigeant et son univers mêlant wuxia traditionnel et esthétique punk, Phantom Blade Zero donne l’impression d’un jeu qui sait exactement où il va, et qui pourrait bien marquer durablement le genre de l’action.

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