La dernière mise à jour de mVolt+ en version 0.36 ajoute une série de fonctionnalités de gestion de puissance et de tension pour cartes graphiques. Concrètement, l’outil permettrait de contourner les limites de puissance d’usine de certains GPU NVIDIA RTX 50-series sans avoir besoin d’un shunt mod ni de flasher un nouveau vBIOS. Une méthode qui change la donne pour l’overclocking extrême, jusque-là réservé à ceux prêts à bidouiller physiquement leur carte.
Sur r/Overclocking, un utilisateur affirme avoir grimpé jusqu’à 700 W de consommation totale sur sa RTX 5090, soit 125 W de plus que le TDP d’usine de la carte, fixé à 575 W. Avec cette configuration, il décroche 16 523 points sur 3DMark Steel Nomad.
Des fréquences qui explosent le stock
Les captures d’écran du benchmark montrent un GPU qui plafonne à 3 127 MHz, soit 720 MHz de plus que la fréquence de référence du RTX 5090, établie à 2 407 MHz. Un bond qui donne une idée de la marge que cachait la carte une fois les brides d’usine levées.
Le RTX 5080 pas en reste
Un autre utilisateur, qui a partagé ses résultats à VideoCardz, a réussi à pousser une ASUS ROG Astral RTX 5080 OC jusqu’à 680 W de consommation totale, contre un TDP d’usine de 400 W. Ce plafond peut déjà être relevé à 450 W via un outil officiel, mais l’utilisateur en question va bien au-delà, et précise n’avoir utilisé aucun shunt mod.
Avec ces limites de puissance repoussées, la ROG Astral RTX 5080 OC affiche une fréquence de 3 390 MHz dans le test de charge FurMark. À titre de comparaison, sans overclock, la même carte boost naturellement jusqu’à 2 760 MHz.
Le câble 12v-2×6 dans le viseur
Ces chiffres de TDP overclockés ne manquent pas de faire réagir, notamment sur les risques d’incendie liés au câble 12v-2×6. Le connecteur peine déjà à rester intact aux vitesses d’horloge et à la consommation de puissance d’usine, ce qui alimente logiquement les craintes dès que la barre des 700 W est franchie sans aucune modification matérielle.

