Le compteur de FPS peut grimper en flèche, mais la souris peut bizarrement sembler à peine plus réactive. C’est tout le paradoxe de la génération d’images, cette fonction présente dans DLSS, FSR et XeSS qui ajoute des images supplémentaires sans forcément améliorer le ressenti manette ou souris en main. Avant d’activer l’option les yeux fermés, mieux vaut comprendre ce qu’elle fait réellement, et vérifier les performances du jeu en amont.
Upscaling et génération d’images, deux choses bien différentes
Les noms DLSS, FSR et XeSS regroupent en réalité plusieurs fonctions et technologies distinctes. Il ne faut pas confondre l’upscaling et la génération d’images. NVIDIA distingue d’ailleurs clairement sa Super Resolution, qui reconstruit une image à partir d’un rendu de définition inférieure, de sa Frame Generation, qui produit elle des images supplémentaires. Un compteur de FPS qui inclut ces images générées ne suffit donc pas à décrire l’expérience de jeu réelle ni le répondant des commandes. Il faut séparer la fluidité apparente à l’écran de la réponse effective aux inputs.
Les seuils recommandés par les constructeurs
Les fabricants le savent bien. AMD recommande d’activer le FSR 3 Frame Generation à partir d’au moins 60 images par seconde avant interpolation, et déconseille de descendre sous ce repère : les défauts visuels liés à l’interpolation deviennent nettement plus visibles à basse fréquence. Du côté d’Intel, la recommandation pour le XeSS Frame Generation est de 40 FPS minimum, avec 60 FPS conseillés pour préserver à la fois la fluidité et la latence.
Ces chiffres ne sont toutefois pas des seuils universels valables pour toutes les versions de DLSS, FSR et XeSS. C’est pour cette raison que le protocole de test vise d’abord une base de performances proche de 60 FPS, la plus régulière possible, avant même de se poser la question du bénéfice apporté par la génération d’images.
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Le protocole de test à réaliser soi-même
Aucun gain chiffré n’est revendiqué comme résultat mesuré : il s’agit simplement d’une méthode d’évaluation à reproduire sur sa propre configuration.
- Désactiver uniquement la génération d’images, en conservant l’upscaling et le mode qualité si vous les utilisez déjà.
- Parcourir une scène représentative, avec des déplacements et des changements de direction, puis noter la fréquence affichée et les éventuels ralentissements.
- Si cette base paraît insuffisante, ajuster les options graphiques une à une, puis recommencer le même parcours.
- Activer ensuite la génération d’images sans toucher aux autres réglages.
- Comparer la continuité des mouvements, la sensation à la souris ou à la manette, les contours des objets en mouvement et les éléments d’interface.
Il faut également veiller à conserver les mêmes options de réduction de latence entre les deux passages, lorsque le jeu le permet. La génération d’images mérite d’être gardée si elle rend les mouvements plus agréables sans dégrader les commandes ni introduire de défauts gênants en jeu. À quoi bon afficher 350 images par seconde si le mouvement de la souris met du temps à se répercuter à l’écran ? Un gameplay de qualité repose avant tout sur un compromis entre qualité visuelle, régularité et contrôle, pas sur un seul chiffre affiché dans un coin de l’écran.
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