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The Witcher 3 vs Cyberpunk 2077 : l’écriture cache-t-elle des failles

The Witcher 3 vs Cyberpunk 2077 : l'écriture cache-t-elle des failles

Impossible de parler des meilleurs RPG de tous les temps sans que quelqu’un cite The Witcher 3: Wild Hunt. Sorti le 19 mai 2015, développé et publié par CD Projekt Red, le jeu est classé dans les genres RPG, Action et Adventure, et affiche un classement ESRB M for Mature, avec des mentions pour la consommation d’alcool, le sang et le gore, la violence intense, la nudité, le langage fort et le contenu sexuel fort. Un pedigree qui a largement contribué à sa réputation. Mais si l’on gratte un peu sous la narration, les mécaniques de jeu divisent beaucoup plus qu’on ne le pense.

Un système de combat qui tourne en rond

Le point qui revient le plus souvent dans les critiques, c’est le combat. La majorité des joueurs s’accorde à dire qu’il devient répétitif assez vite. Geralt a pourtant de quoi faire : des épées en argent et en acier, des Signs magiques, la possibilité d’esquiver et de lancer des bombes. Sur le papier, l’arsenal est complet. Dans les faits, une bonne partie des affrontements se résolvent avec la même combinaison d’attaques à l’épée et d’esquives, encore et encore.

La préparation avant combat souffre du même problème. Le jeu propose un Bestiary qui détaille les différentes créatures, ainsi que des huiles et des potions à utiliser avant la bataille. Le concept est là, la mécanique existe, mais une fois dans le feu de l’action, on se rend vite compte qu’il n’y avait finalement pas grand chose à préparer.

La progression de Geralt face à Cyberpunk 2077

Le système de progression ne fait pas mieux. Geralt a de nombreuses capacités à débloquer, réparties entre Combat, Signs et Alchimie, mais au bout du compte, il reste toujours Geralt, quelle que soit la façon dont on distribue les points. Un choix logique pour un protagoniste déjà bien défini, mais qui limite clairement la liberté offerte au joueur dans la construction de son personnage.

C’est là que Cyberpunk 2077 change la donne. Le jeu permet de se spécialiser en furtivité, en combat rapproché ou aux armes à feu, avec des personnages qui développent de vraies forces distinctes selon les choix effectués. S’ajoute à cela un système de cyberware, qui permet d’installer des améliorations technologiques pour renforcer encore davantage les capacités du joueur.

En septembre 2023, la mise à jour 2.0 de Cyberpunk 2077 a introduit une refonte majeure des arbres de compétences et des systèmes de cyberware, rendant la progression encore plus flexible. Là où The Witcher 3 se contente de rendre Geralt meilleur dans ce qu’il fait déjà, Cyberpunk 2077 laisse beaucoup plus de marge pour décider du type de personnage que l’on veut incarner.

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Une écriture qui fait oublier le reste

Rien de tout cela ne remet en cause l’autre grande force du jeu. The Witcher 3: Wild Hunt est reconnu pour sa qualité d’écriture exceptionnelle, et ce n’est pas usurpé. Les décisions de Geralt ont des conséquences qui vont bien au-delà des simples quêtes de dialogue classiques, et elles affectent durablement d’autres personnages tout au long de l’aventure.

C’est bien là tout le paradoxe du jeu. D’un côté, un système de combat qui lasse et une progression qui tourne en rond. De l’autre, une narration suffisamment forte pour que la plupart des joueurs passent par dessus ces défauts sans trop s’y attarder. Reste la question de fond : The Witcher 3 serait-il toujours considéré comme un si grand RPG s’il n’avait pas cette écriture hors norme pour faire passer la pilule ?

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