Rockstar accélère sa campagne autour de Grand Theft Auto 6, entre manettes DualSense en édition limitée et opérations de communication tous azimuts. Le studio avait d’abord envisagé de transformer certaines parties de Miami pour promouvoir le jeu, mais ces plans initiaux n’ont finalement pas été mis en œuvre. Rockstar s’est plutôt entendu avec la ville sur une campagne promotionnelle différente.
Cette nouvelle version de l’accord n’a pas fait l’unanimité. La Miami-Dade County Sheriff Rosie Cordero-Stutz et le Commissioner Juan Carlos Bermúdez ont protesté contre l’opération. Malgré tout, Miami touchera bien 3 millions de dollars de la part de Rockstar pour faire la promotion du jeu.
Un vote serré au conseil municipal
Le dossier a fini par passer devant les élus locaux, et le résultat s’est joué à peu de chose : le vote s’est soldé par quatre voix pour et trois contre. De quoi valider la campagne marketing de GTA 6 sur le territoire de la ville, mais aussi de révéler des tensions bien réelles au sein du conseil.
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Parasols et chaises de plage, mais pas partout
Les plans d’origine évoqués par Rockstar étaient nettement plus ambitieux : ils incluaient un changement de nom pour l’aéroport, la création de murales spéciales et une décoration complète du Metromover. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés dans la version finale de l’accord.
Ce qui est sûr, c’est que les activités promotionnelles n’apparaîtront ni sur les propriétés appartenant à la ville, ni lors de la traditionnelle foire Art Basel de décembre. En revanche, GTA 6 s’invitera sur des parasols et des chaises de plage, accompagné d’autres éléments décoratifs et d’événements spéciaux. Au total, l’investissement annoncé pour l’ensemble de l’opération s’élève à 3 millions de dollars.
Le débat qui divise les élus
Au sein du conseil, l’accord n’a clairement pas fait l’unanimité. Le Commissioner David Suarez s’est publiquement opposé à la promotion du jeu, estimant qu’elle contredit les efforts entrepris par la ville pour changer son image.
On ne peut pas passer des années à dire au monde entier que Miami Beach a changé, imposer certaines des restrictions de Spring Break les plus strictes qu’on ait jamais eues, pour changer notre marque et notre image. Et ensuite se retourner et promouvoir volontairement l’image même dont on essaie de se débarrasser.
– Commissioner David Suarez
Pour appuyer son propos, l’élu a montré aux médias les activités criminelles réalisables dans GTA 6.
Sa collègue au conseil, la Commissioner Monica Matteo-Salinas, défend une position exactement opposée.
J’y ai joué en 1997, quand il est sorti pour la première fois ; j’y ai joué en 2002 quand la version Vice City est sortie, et je vais y rejouer quand celui-ci sortira. C’est un jeu vidéo, c’est fictif. On peut être qui on est et faire un clin d’œil à ce jeu vidéo sans le cautionner. Ça n’affectera pas notre marque. C’est une victoire pour les joueurs, et pour les geeks du jeu vidéo comme moi.
– Commissioner Monica Matteo-Salinas
Deux visions totalement opposées d’un même accord, qui illustrent bien à quel point le sujet a divisé au sein même du conseil municipal. La campagne promotionnelle démarrera avant la sortie du jeu, fixée au 19 novembre sur PS5 et Xbox Series X|S.
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Un prix à 80 dollars qui continue de faire parler
Le dossier GTA 6 ne se limite pas à Miami. Take-Two avait annoncé, deux mois avant cette affaire, que le jeu coûterait 80 dollars, un tarif supérieur au prix standard habituellement pratiqué pour les titres AAA.
Interrogé sur ce prix, le CEO de Take-Two Strauss Zelnick a qualifié GTA 6 d’« incredible bargain », une véritable affaire selon lui. Le studio met par ailleurs en avant ce qu’il présente comme la population de personnages la plus détaillée et variée jamais réalisée par Rockstar.

