Nouvelle claque pour l’industrie du jeu vidéo en 2026 : un autre gros studio vient de se faire découper dans le budget. Cette fois, c’est Ubisoft Toronto qui est touché, avec plusieurs dizaines de personnes mises sur la touche alors que le secteur enchaine les restructurations depuis des mois.
Ubisoft Toronto perd 40 employés
Le studio canadien d’Ubisoft, connu notamment pour bosser sur le remake de Splinter Cell, vient de subir une nouvelle vague de licenciements. Au total, 40 employés auraient été remerciés dans le cadre d’un gros plan de réduction des coûts au sein de l’éditeur.
Ces coupes ne sortent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une série de décisions déjà prises ces derniers temps : fermeture d’Ubisoft Halifax, annulation de plusieurs projets et réorganisation plus globale de la boîte. L’objectif affiché est simple : alléger les dépenses et recentrer les équipes sur un nombre plus limité de jeux.
« Cette décision n’a pas été prise à la légère et ne reflète en rien le talent, le dévouement ou les contributions des personnes concernées. »
– Ubisoft
L’éditeur explique aussi vouloir accompagner les employés touchés dans leur transition, même si, pour les personnes virées, cela ne change pas grand-chose à la réalité : retrouver un poste dans une industrie déjà saturée de licenciements.
Splinter Cell remake toujours en développement
Malgré ce coup dur pour le studio, Ubisoft confirme que le remake du tout premier Splinter Cell est toujours en chantier à Toronto. Annoncé en 2021, le projet reste très discret : aucun gameplay n’a encore été montré, aucune grosse présentation publique non plus.
Pour l’instant, on sait seulement que le jeu doit remettre au goût du jour les bases du classique d’infiltration, avec une techno moderne. Reste à voir si la restructuration interne aura un impact sur le rythme de développement ou sur l’ambition du projet.
2026 : l’année des licenciements en chaîne
Ubisoft est loin d’être un cas isolé. En 2026, les annonces de licenciements massifs et de restructurations tombent presque toutes les semaines, et tous les types de studios sont touchés, des nouveaux venus aux boîtes déjà installées.
Des studios récents déjà en difficulté
Du côté des nouveaux projets, la situation n’est pas plus brillante. Wildlight Entertainment, le studio derrière Highguard, a annoncé une vague de licenciements à peine un mois après la sortie du jeu, signe que les résultats n’ont clairement pas été à la hauteur des attentes.
Chez Riot Games, l’équipe qui bosse sur le jeu de baston 2XKO a été réduite, la société choisissant de recentrer ses ressources sur des axes jugés plus prioritaires. Même constat pour Moonshot Games, développeur de Wildgate, qui a confirmé plusieurs licenciements.
Et ce n’est pas tout : 10 Chambers, le studio derrière GTFO, a lui aussi subi une grosse restructuration interne, avec un large nombre de postes supprimés.
Les médias jeux vidéo aussi dans la tourmente
Les dégâts ne s’arrêtent pas au développement pur et dur. Côté presse et contenu, Clickout Media, propriétaire notamment de The Escapist et Esports Insider, est également en train de licencier massivement, tout en opérant un virage vers du contenu généré par IA.
Ce choix soulève forcément des inquiétudes chez les journalistes et créateurs de contenu, mais aussi chez les lecteurs qui voient se multiplier les stratégies de réduction de coûts au détriment des équipes humaines.
Un secteur sous pression
Entre projets annulés, jeux qui ne trouvent pas leur public, et coûts de production toujours plus élevés, l’industrie du jeu vidéo montre de plus en plus ses limites. Même les gros éditeurs, longtemps considérés comme « intouchables », multiplient les plans sociaux, les fermetures de studios et les coupes dans leurs catalogues.
Pour les joueurs, cela signifie potentiellement moins de diversité, plus de prises de risques limitées, et des projets plus « safe » orientés vers la rentabilité maximale. Pour les devs, artistes, QA et toutes les équipes de l’ombre, cela se traduit par une précarité de plus en plus violente, même après des années d’expérience.
Reste à voir si cette vague de licenciements va finir par se calmer, ou si 2026 restera comme l’une des années les plus sombres pour les travailleurs du jeu vidéo.

