NVIDIA DLSS 4.5 : le Multi Frame Generation 6x dynamique veut transformer tes 60 FPS en 360 FPS
Les joueurs équipés de GeForce vont avoir une nouvelle raison de pousser leur écran dans ses retranchements dès ce printemps. NVIDIA prépare l’arrivée de sa génération de trames par IA la plus agressive à ce jour, avec un mode Multi Frame Generation 6x et un fonctionnement dynamique pensé pour coller au mieux aux limites de votre écran gaming.
DLSS 4.5 et Multi Frame Generation 6x en approche
NVIDIA a confirmé que le Dynamic Multi Frame Generation (MFG) et le mode Multi Frame Generation 6x seront déployés au mois d’avril dans le cadre des technologies DLSS 4.5. L’idée est simple sur le papier, mais impressionnante dans les chiffres : pour chaque image réellement rendue par le GPU, l’algorithme va générer jusqu’à 5 images supplémentaires via l’IA, pour atteindre un total de 6 images affichées à partir d’une seule trame « classique ».
Concrètement, un jeu bloqué à 60 FPS natifs peut se retrouver, avec le mode MFG 6x, projeté jusqu’à l’équivalent de 360 FPS à l’écran. De quoi exploiter pleinement des écrans très haut rafraîchissement et lisser énormément la sensation de fluidité, notamment dans les FPS compétitifs.
Pourquoi un mode dynamique est indispensable
Toutefois, toutes les configurations ne tournent pas avec un écran 360 Hz. La majorité des moniteurs gaming actuels plafonnent plutôt à 144 Hz ou 240 Hz. Dans ce contexte, balancer systématiquement un facteur 6x serait inutile, voire contre-productif. C’est exactement pour cela que NVIDIA introduit le Dynamic MFG.
Le principe : le multiplicateur de génération d’images n’est plus figé, il s’adapte en temps réel à deux contraintes clés :
- la fréquence de rafraîchissement de l’écran, qui fixe la cible maximale utile en FPS
- le framerate en sortie de l’upscaler (DLSS, par exemple), c’est à dire les images réellement rendues
NVIDIA compare ce comportement à une « boîte automatique » pour le MFG : le système change de « rapport » tout seul pour rester dans la zone de performance optimale, sans intervention du joueur.
Comment fonctionne le Dynamic MFG en jeu
Dans les scènes lourdes, où le framerate natif baisse (combat intense, zones ouvertes très détaillées), le moteur peut choisir du 4x, du 5x voire du 6x pour maintenir un framerate perçu très élevé, même si le rendu traditionnel patine. À l’inverse, dans les portions beaucoup moins exigeantes (menus, scènes fixes, couloirs simples), le multiplicateur peut redescendre à 2x tout en gardant l’objectif de FPS, ce qui évite de générer des trames IA inutiles.
Les premiers tests montrent que ces transitions entre 2x, 4x, 5x ou 6x se font de manière fluide, sans à-coups visibles ni variations brutales du compteur de FPS. L’objectif est de conserver une sensation de stabilité maximale, tout en s’adaptant aux changements de charge GPU d’une scène à l’autre.
Performances : un changement de dimension pour les hauts FPS
Avec un mode 6x capable de transformer du 60 FPS en 360 FPS, ce MFG nouvelle génération cible clairement les joueurs compétitifs qui veulent exploiter chaque Hertz de leur moniteur. Sur un écran 240 Hz ou 144 Hz, le Dynamic MFG va, lui, ajuster automatiquement pour atteindre la valeur cible de l’écran, sans surproduire d’images.
Pour rappel, la génération de trames par IA ne remplace pas totalement le rendu natif : le GPU continue de produire des images « classiques », qui servent de base à l’algorithme. Mais en chargeant l’IA de générer plusieurs trames intermédiaires, DLSS 4.5 promet de libérer une partie des ressources du GPU, permettant d’augmenter les réglages graphiques ou de stabiliser le framerate dans les scènes les plus chargées.
Prix, disponibilité et perspectives
Ces nouveautés MFG et DLSS 4.5 seront déployées via une mise à jour logicielle au cours du mois d’avril. Comme d’habitude chez NVIDIA, l’adoption dépendra ensuite des mises à jour de drivers et du support jeu par jeu via des patchs des développeurs. L’accès à ces technologies se fera sans surcoût direct pour les joueurs, puisqu’il s’agit de fonctionnalités logicielles supplémentaires intégrées à l’écosystème GeForce RTX.
Reste à voir dans quels titres ces fonctionnalités seront activées en premier, et comment les studios géreront l’équilibre entre latence, stabilité d’image et ultra haut framerate. Mais une chose est sûre : pour les écrans rapides, le printemps s’annonce particulièrement intéressant.