Phantom Blade Zero est un jeu d’action prévu pour 2026, développé par le studio S-Game. Deux sessions de prise en main ont permis d’en tester une bonne partie : une première de quatre heures organisée à Pékin, en Chine, sur Windows PC, puis une seconde, menée séparément, de plus de six heures.
Lors de la session de quatre heures, à Pékin, le testeur a pu parcourir le jeu depuis son tout début jusqu’à la fin du premier chapitre, avant d’enchaîner sur deux combats de boss distincts, remportant l’un et s’inclinant face à l’autre. Le projet est piloté par le réalisateur Soulframe Liang.
Un assassin, un cœur emprunté et 66 jours à vivre
Le joueur incarne Soul, un assassin traqué par les membres de The Order, une organisation secrète pour laquelle il travaillait autrefois. Son passé le rattrape via Zuo Shang, son ami d’enfance, et les deux hommes finissent par se blesser mutuellement à mort en se transperçant le cœur.
Soul ne meurt pourtant pas tout de suite : un personnage inquiétant surnommé the Flesh Sculptor lui offre un nouveau cœur. Problème, celui-ci ne tiendra que 66 jours. Dès les premières minutes du jeu, une scène montre justement Soul choisir lui-même quel cœur il souhaite recevoir, proposé par une créature fantomatique aussi effrayante que mémorable.
« Créer un film de kung-fu jouable »
L’ambition affichée par Soulframe Liang tient en une phrase : transformer le cinéma wuxia en jeu vidéo, ou comme il le formule lui-même, vouloir
créer un film de kung-fu jouable (create a playable kung fu movie).
– Soulframe Liang
Pour y parvenir, S-Game s’est appuyé sur l’acteur et artiste martial Donnie Yen, présent en tant que consultant créatif. Il incarne également un personnage du jeu et a effectué lui-même la capture de mouvement de ce rôle. Yen dirige une équipe d’environ 15 à 20 cascadeurs, et compte dans ses rangs Kenji Tanigaki, réalisateur de The Furious, considéré comme le meilleur film d’action de l’année, qui occupe ici le poste de directeur des actions.
Cette patte se retrouve jusque dans les cinématiques : l’une d’elles, vue lors de la session de six heures, montre un personnage joué par Donnie Yen équilibrer un bébé sur le bord de sa lame tout en repoussant de nombreux assaillants.
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Des combats bâtis autour des parades et du Sha-chi
Le système de combat repose sur des parries intenses et une jauge baptisée Sha-chi, une sorte de jauge de stamina qui alimente les combos les plus puissants. Changer d’arme en plein combat permet de la remplir à nouveau, ce qui pousse à jongler entre les équipements pour enchaîner les offensives.
Lors de la session de six heures, face aux ennemis classiques, une jauge de garde peut être brisée à force de parades répétées, ouvrant la voie à des finisseurs particulièrement brutaux. Le joueur dispose aussi d’un double coup de pied pour tenir deux adversaires à distance simultanément, et peut parer jusqu’à trois dagues lancées coup sur coup.
- Une variété d’armes de mêlée, chacune avec ses propres sensations
- Une lame à deux mains massive, obtenue en battant un boss secret optionnel, capable d’infliger une énorme quantité de dégâts
- Un style de combat en état d’ivresse, récompense offerte par un boss maître en la matière une fois vaincu
Ce style en état d’ivresse permet de se déplacer de façon imprévisible tout en guidant sa lame de manière télékinétique, jusqu’à l’envoyer voler vers l’ennemi comme une véritable arme à distance.
Des affrontements de boss qui tiennent la vedette
C’est bien dans les combats de boss que Phantom Blade Zero semble tenir sa plus grande force. Lors de la session de quatre heures, le joueur affronte un ennemi chevauchant un carrosse tiré par des chevaux, un autre capable de conjurer des bras supplémentaires en plein combat, rappelant un General Grievous armé d’une faucille, ainsi qu’une boss volante capable de faire surgir du sol ce qui ressemble à des dragons en papier mâché. Lors de la session de six heures, un autre moment fort voit le joueur grimper à bord d’un chariot tiré par des chevaux et bloquer à l’épée des tirs de fusil adverses en pleine bataille.
Le combat contre la boss volante se déroule en deux phases, un allié venant prêter main forte lors de la seconde. Un autre combat marquant oppose le joueur à deux danseurs contrôlant à eux deux une tête de lion. Lors de la session de six heures, un affrontement distinct voit cette fois le joueur endosser lui-même le rôle du lion, dans un retournement aussi spectaculaire qu’inattendu.
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Progression et premiers signaux d’alerte
En dehors des combats, Phantom Blade Zero propose une dimension d’amélioration plus posée : les armes peuvent être renforcées en y investissant des matériaux afin d’améliorer leurs statistiques et capacités, et un arbre de compétences offre à la fois des capacités actives, comme interrompre sa propre attaque pour déclencher une esquive rapide, et des bonus passifs, à l’image d’une restauration plus rapide de la jauge de Sha-chi.
Reste un point de vigilance relevé lors de la session de six heures : des à-coups de framerate observés sur un PC pourtant puissant, un signal qui mérite d’être surveillé à l’approche de la sortie.
Ce jeu a un don incroyable pour vous donner l’impression d’être la seule personne au monde capable de réussir un tel exploit.
– un testeur
Le scénario, lui, n’a pas totalement convaincu lors de ces premières heures, et les affrontements contre les ennemis classiques, hors boss, sont jugés trop répétitifs et expédiés. Reste que le casting martial mené par Donnie Yen et Kenji Tanigaki et des combats de boss qui enchaînent les idées donnent à Phantom Blade Zero de quoi tenir la distance sur les deux sessions de prise en main, même si les accrocs techniques observés restent à surveiller d’ici sa sortie prévue en 2026.

