Après sept ans d’attente, Gears of War: E-Day est enfin sorti, le 6 octobre 2026, sur Xbox. Ce préquel plonge les joueurs au tout début de l’invasion Locust, avant les événements de la trilogie originale, et marque le grand retour de Marcus Fenix et Dominic Santiago, absents du devant de la scène depuis un moment. La franchise avait démarré sur Xbox 360 en 2006, et depuis, elle a pris pas mal de détours : Gears of War 4 et Gears 5 avaient introduit une nouvelle génération de soldats, avec Kait Diaz au centre de l’intrigue, loin du point de vue de la famille Fenix. E-Day revient volontairement aux fondamentaux, en racontant le jour où tout a basculé.
Marcus et Dom, de retour aux origines
E-Day fait le choix de revisiter les événements fondateurs de l’univers, ceux qui ont façonné les personnages et le monde qu’on connaît depuis la trilogie originale. Le jeu mise sur une ambiance plus sombre et plus horrifique, proche de celle des tout premiers épisodes, et se concentre avant tout sur le voyage émotionnel de Marcus et Dom. The Coalition, développeur du jeu, et Xbox Game Studios, son éditeur, ont clairement voulu renouer avec l’identité qui a fait le succès de la série avant son virage pris avec la nouvelle génération de soldats.

Mags Carter au cœur de la polémique
Si l’accueil critique est globalement bon, une partie du public s’est montrée nettement plus remontée. E-Day introduit Mags Carter, premier personnage ouvertement LGBTQ de toute la franchise, accompagné de cosmétiques multijoueur à thème Pride. Une partie des joueurs y voit un changement d’identité de la série, et certaines critiques négatives reprochent au jeu de trop mettre en avant ce personnage au détriment de Marcus et Dom.
Mon problème, c’est à quel point le jeu s’acharne à mettre Carter sous le feu des projecteurs.
– Critique négative sur Steam
D’autres joueurs pointent également la collaboration de The Coalition avec le cabinet de conseil Hit Detection, spécialisé dans la consultation culturelle. Mais la contestation ne se limite pas à ce sujet : une partie des critiques négatives porte aussi sur l’absence de fonctionnalités attendues, comme les matches privés ou les meat shields.
Résultat, le jeu se retrouve bombardé de reviews négatives sur Steam au lancement. Malgré tout, la tendance générale reste favorable : E-Day affiche une note « Mostly Positive » sur la plateforme, avec 73 % d’avis positifs sur plus de 2 900 avis utilisateurs. Difficile de dire précisément quelle part de la note négative vient réellement de la polémique, tant les critiques couvrent des sujets très variés.

Un très bon accueil du côté de la presse
Côté critiques professionnelles, E-Day fait clairement mieux. Le jeu affiche un score de 88/100 sur OpenCritic, avec 92 % des critiques qui le recommandent. Le titre est salué pour son combat intense, ses visuels impressionnants, et son retour à l’atmosphère sombre des tout premiers Gears of War. Certains testeurs ont toutefois trouvé la campagne un peu longue, avec des rencontres parfois répétitives, tandis que d’autres saluent justement l’accent mis sur le parcours émotionnel de Marcus et Dom.
- Genres : Third-Person Shooter, Action, Adventure, Horror
- Classification ESRB : Mature 17+
- Contenus listés : Intense Violence, Blood and Gore, Strong Language, In-Game Purchases, Users Interact
Les zones ouvertes, toujours le même point faible
Sur le plan du level design, E-Day confirme un problème qui traîne depuis quelques années dans les franchises Xbox. La majorité des niveaux de la campagne sont linéaires, brillamment conçus, avec des set-pieces impressionnants. Mais le jeu propose aussi de grandes zones ouvertes, de véritables mini-mondes ouverts, où les joueurs peuvent accomplir des quêtes secondaires en échange de mods, ou partir à la recherche de Hard Cases. Problème : selon les critiques, ces passages nuisent au rythme du récit, en cassant la tension installée par les séquences linéaires.
Ce rythme effréné et ce level design serré sont plombés par des sections en monde ouvert qui cassent complètement l’élan, l’intentionnalité et la tension que le reste du jeu construit si bien. Pire encore, certaines de ces sections vous font explorer encore et encore le même quartier de la ville, juste dans des états de délabrement différents. Si les passages les plus linéaires représentent ce que Gears fait de mieux, ces moments plus libres et étirés représentent ce qu’il fait de pire.
– Eurogamer

Ce n’est pas la première fois que la franchise se frotte à ce genre de critique : Gears 5 avait déjà introduit des hubs en monde ouvert avec un accueil mitigé similaire, tout comme Halo Infinite et son design semi-ouvert avant lui. E-Day confirme donc une tendance qui traverse plusieurs franchises Xbox ces dernières années, bien plus qu’un problème isolé à ce seul épisode.
À lire aussi : Gears of War: E-Day explose les compteurs sur Steam dès son accès anticipé


