Debout sur les dunes d’Arrakis, difficile de se souvenir d’un jeu qui ait donné autant soif. Dune: Awakening, le titre de survie développé par Funcom, débarque enfin sur PS5 après un lancement initial sur PC. L’attente a été longue, mais elle valait clairement le coup.
Le jeu plonge le joueur dans une timeline alternative du Duniverse, une version de l’histoire où le chef prophétique Paul Atreides n’est jamais né. Résultat : Arrakis devient un terrain vague où House Harkonnen et House Atreides, ainsi que tous les autres charognards, se disputent le pouvoir sur Arrakis.
Un personnage qui pèse sur l’aventure
Avant même de poser le pied dans le sable, il faut façonner son personnage, à la fois cosmétiquement et via son histoire d’arrière-plan. Les options vont du trooper originaire de Caladan à des origines liées à Salusus Secundus, en passant par une formation de Mentat ou de Bene Gesserit. Ce ne sont pas de simples options cosmétiques : ces choix influencent certains dialogues ainsi que l’arbre de compétences de départ.
La mission est limpide sur le papier : retrouver les Fremen, disparus et possiblement exterminés par l’Empereur et ses Sardaukar. Sauf que l’aventure démarre mal : le vaisseau du joueur est abattu dès les premières minutes, et le voilà livré à lui-même sur les étendues de sable, sans rien d’autre que les vêtements qu’il porte.
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La survie, une affaire d’eau avant tout
Dans ces premières heures, un seul mot occupe toutes les pensées : l’eau. Rester trop longtemps au soleil fait grimper la température corporelle, ce qui accélère la déshydratation. Il est possible de récupérer un peu de rosée sur les plantes disséminées sur la carte, mais cela ne suffit jamais vraiment à étancher la soif. La marge de manœuvre est donc réduite, et chaque sortie se transforme en calcul permanent entre ressources à ramener et distance à parcourir.
Le joueur démarre avec un pistolet maula franchement médiocre, ce qui accentue encore cette sensation de fragilité. Explorer les camps voisins, revenir à la base avec le strict minimum, repartir : la boucle est volontairement rude au début, et c’est justement ce qui rend la progression suivante aussi satisfaisante.
Construire, s’équiper, progresser
C’est sur ce point que le jeu tire clairement son épingle du jeu. Explorer de nouvelles zones, éliminer des ennemis et accomplir des quêtes rapportent des points de recherche, qui permettent de débloquer des schémas d’objets artisanaux. On parle de purificateurs de sang pour fabriquer de l’eau, de citernes pour la stocker, de boîtes de stockage pour les matériaux, de raffineries de minerai, de raffineries chimiques et de fabricateurs en tout genre.
- Purificateurs de sang
- Citernes
- Boîtes de stockage
- Raffineries de minerai
- Raffineries chimiques
- Fabricateurs
La base s’agrandit naturellement, non pas par simple plaisir de construire, mais parce que l’espace devient rapidement une nécessité. Les expéditions évoluent elles aussi avec l’équipement débloqué : le sandbike permet d’aller beaucoup plus loin, tandis que la ceinture de suspenseur combinée au grappin shiga wire donne accès à l’escalade des montagnes. Cette sensation de montée en puissance constante tire le joueur vers l’avant sans jamais le brusquer.
Le système de construction de base mérite une mention à part : il fonctionne remarquablement bien avec les contrôles manette, loin des placements capricieux qu’on subit parfois dans d’autres jeux de survie. Ici, ça marche tout simplement.
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Un arbre de compétences profond, des essais Fremen plus laborieux
Une fois la base principale érigée, beaucoup de jeux de survie perdent le joueur en route. Dune: Awakening a de quoi retenir l’attention plus longtemps, notamment grâce à son arbre de compétences profond, enrichi au fil de l’exploration et des quêtes. Les capacités débloquées couvrent aussi bien le combat que la traversée, et chaque nouvelle compétence influe réellement sur la manière de jouer.
Les choses se gâtent un peu avec les essais Fremen, une série de quêtes qui débloquent de l’équipement et des capacités substantielles, mais qui s’avèrent souvent fastidieuses. Le vrai souci vient surtout de leur structure : chaque essai téléporte le joueur vers un autre endroit, et il n’est possible de l’activer que lorsqu’il est le prochain dans l’ordre prévu, même si on l’a découvert en avance en explorant librement. Une conception qui freine justement l’envie d’exploration spontanée.
D’un MMO à une expérience solo
Tout ce qui précède était déjà vrai au lancement du jeu en 2025 sur PC. L’ajout le plus marquant de cette version PS5 est le mode solo.
À son lancement, Dune: Awakening fonctionnait essentiellement comme un MMO, avec des zones PvE et des zones PvP. Chaque serveur était partagé à la fois avec des amis et avec des joueurs inconnus, ce qui restreignait directement la liberté de construction : l’espace disponible sur le serveur dictait où et comment bâtir sa base.
La possibilité de jouer en solo change donc la donne pour qui préfère s’immerger dans Arrakis sans composer avec d’autres joueurs. Et l’immersion, justement, reste un argument fort du jeu : croiser la lune Hand of God dans le ciel ou mettre en pratique en plein combat le mantra « la lame lente perce le bouclier » procure une vraie satisfaction pour qui connaît l’univers de Dune.
Le combat, de son côté, se révèle étonnamment tactile une fois l’équipement et les armes débloqués. Les ennemis restent répétitifs dans leur comportement, mais les affrontements sont assez nerveux pour ne jamais vraiment lasser.

