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Showa American Story : le Japon a conquis l’Amérique

Showa American Story : le Japon a conquis l'Amérique

Que se passerait-il si le Japon avait racheté l’Amérique ? C’est la question absurde qui sert de point de départ à Showa American Story, développé par le studio NEKCOM. Le jeu se déroule dans un 1980 alternatif où le Japon a acheté la plupart des États-Unis, un monde où culture japonaise, culture américaine et apocalypse se percutent de plein fouet. On a pu poser les mains sur une démo pour se faire une idée de cet univers aussi étrange qu’attachant.

On vous prévient tout de suite : la suite de cet article dévoile des éléments de l’histoire, des personnages et du gameplay.

Une Amérique dévastée à traverser

On incarne Choko, la protagoniste du jeu, mystérieusement ressuscitée après avoir été tuée par un groupe inconnu. Elle se réveille dans un monde post-apocalyptique dévasté par un événement baptisé le Cataclysme. Le monde en ruines, Choko part à travers les restes de l’Amérique à la recherche de sa sœur disparue, croisant sur sa route des zombies, des monstres et des survivants humains.

Ce qui rend cet univers particulièrement intéressant, c’est son mélange improbable de culture japonaise et américaine. Le Japon y a accumulé une puissance économique écrasante et s’en est servi pour racheter une bonne partie du territoire américain. Résultat : une Amérique bizarre où l’influence japonaise s’immisce presque partout, un décor à la fois familier et complètement étranger.

Pour ceux qui ont grandi dans les années 1980 et 1990, le jeu regorge de clins d’œil nostalgiques disséminés un peu partout dans l’aventure, à travers des mini-jeux, des dialogues, des détails d’environnement et diverses rencontres. Certains lieux connus reviennent sous d’autres noms, d’autres références sont plus subtiles et demandent de connaître un peu l’époque pour être repérées. Le jeu s’appuie clairement davantage sur les références culturelles japonaises que sur les références américaines, même si le contexte suffit généralement à comprendre les éléments moins familiers.

Un système de combat nerveux et exigeant

Le combat de Showa American Story est flashy, rapide et relativement simple à prendre en main, tout en proposant assez de systèmes pour garder les affrontements intéressants sur la durée. Choko a accès à une large panoplie d’armes : poings, jambes, armes de mêlée, armes à feu et outils de plus en plus loufoques capables de démolir tout ce qui se dresse sur son chemin.

Enchaîner les attaques et les mouvements stylisés remplit une Rage Gauge, qui peut ensuite être dépensée dans des attaques plus puissantes. Choko peut aussi déclencher des attaques spéciales alimentées par la Rage, appelées Ōgi, propres à chaque arme.

La Rage est étroitement liée au système d’Endurance du jeu. Attaquer et courir consomment de l’Endurance, et plus elle descend, plus les dégâts reçus augmentent. Les attaques de Rage, elles, restaurent l’Endurance, ce qui crée une boucle de combat clairement orientée vers l’agressivité : on construit la Rage, on la dépense en attaques puissantes, on récupère de l’Endurance, et on garde la pression plutôt que de reculer en attendant que les ressources remontent.

Les ennemis disposent de leur propre Break Meter, qui se remplit à mesure qu’ils encaissent des dégâts. Une fois cet état de Break atteint, Choko peut exécuter l’ennemi de manière spectaculaire. Combinés aux Perfect Dodges et aux capacités propres à chaque arme, ces mécanismes donnent au combat un vrai rythme et de nombreuses occasions d’enchaîner les combos.

Choko peut équiper jusqu’à quatre armes à la fois, ce qui permet de jongler entre elles selon les situations. Et le changement d’arme peut carrément s’exécuter comme une attaque combo, en dépensant suffisamment de Rage pour enchaîner sans interrompre la séquence en cours.

Parmi toutes les armes testées, la perceuse (drill) est sans conteste la plus marquante, et ceux qui connaissent Gurren Lagann comprendront tout de suite pourquoi. Un peu difficile à contrôler, elle inflige des dégâts absurdes une fois le coup connecté, et l’animation qui l’accompagne rend son utilisation particulièrement satisfaisante.

Showa American Story : le Japon a conquis l'Amérique

Showa American Story assume pleinement son côté ridicule, entre situations qui tirent vers le grand n’importe quoi et hommages sincères à une époque que beaucoup ont un peu oubliée. C’est ce mélange de combat nerveux, d’univers déjanté et de nostalgie assumée qui rend cette première prise en main aussi mémorable.

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