Le 28 août, l’organisation VCT China FunPlus Phoenix a annoncé avoir mis fin à toute coopération avec Blendi « kovaQ » Kovaci, son IGL et contrôleur. En cause : des « remarques inappropriées en communiquant avec ses coéquipiers pendant un match », selon les mots employés par le club.
Avant de couper les ponts, FunPlus Phoenix explique avoir lancé une enquête interne en coopération avec Riot Games. L’organisation a également fait savoir qu’elle allait renforcer sa gestion interne et l’éducation de ses joueurs.
Nous finaliserons les arrangements nécessaires pour les prochaines compétitions conformément à la décision finale et au règlement de la ligue.
– FunPlus Phoenix
Kovaci, de son côté, a publié un message d’excuses sur X.
Bonjour à tous, je voulais m’excuser pour ce que j’ai écrit. J’ai envoyé un message à mon coéquipier qui était inapproprié envers beaucoup de monde. Sur le moment je pensais faire une blague, mais avec le recul je regrette profondément de l’avoir écrit. J’ai fait une erreur que je n’aurais pas dû faire et j’en assume l’entière responsabilité. Merci à FPX pour l’opportunité de faire partie de ce projet et pour tout ce que vous avez fait pour moi.
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Un problème qui ne date pas d’hier
Ce genre d’épisode n’a rien d’isolé. En 2023 déjà, le joueur japonais de VALORANT Kim « TenTen » Tae-young avait été licencié par NORTHEPTION après avoir tenu des propos racistes lors d’un match classé. Riot Games avait alors sanctionné le joueur d’une suspension de quatre matchs VCT.
Même son de cloche du côté de l’Overwatch League : en 2020, Park « Viol2t » Min-ki avait écopé d’une amende et d’une suspension de la part du San Francisco Shock pour avoir répété des termes toxiques en stream.
Mais l’exemple qui a fait le plus mal financièrement reste celui de Team Liquid. Le club a perdu son parrainage avec Honda, un partenariat qui courait depuis six ans, après un message jugé insensible envers les joueurs japonais publié par son joueur de Rainbow Six Lucas « DiasLucasBr » Dias.
Des sanctions qui pèsent lourd
Entre licenciements secs, suspensions officielles et ruptures de sponsoring qui se comptent en années de partenariat, la facture d’un simple dérapage verbal peut vite grimper. Les organisations pointées du doigt réagissent souvent de la même façon : enquête interne, communiqué de circonstance, et promesse de renforcer l’encadrement des joueurs, comme l’a fait FunPlus Phoenix.
Reste que ces affaires se répètent d’une équipe à l’autre, d’un jeu à l’autre, sans que la formation des joueurs à la communication professionnelle ne semble suffire à empêcher le prochain incident.

