Juillet a marqué la fin de la Saison 3 et de la première saison classée de Battlefield 6, avant de laisser place au début de la Saison 4. C’est dans ce contexte que le studio publie son bilan mensuel sur l’anti-triche, avec un changement de méthode qui vient corriger une anomalie repérée sur plusieurs semaines.
Une hausse du MIR qui ne collait pas avec la réalité
Le Match Infection Rate (MIR), ce pourcentage de parties impactées par au moins un tricheur signalé, s’était terminé à 6,59 % en juin selon l’ancien mode de calcul. Après la mise à jour de la définition du MIR, ce taux s’est stabilisé à 4,62 % sur le même mois.
Ce recalcul n’est pas un simple ajustement cosmétique. L’équipe anti-triche et d’analyse avait remarqué une augmentation régulière du MIR qui ne correspondait à aucun changement dans les populations de tricheurs connues. L’investigation a fini par révéler la vraie cause : des rapports déposés contre des joueurs parfaitement légitimes, en particulier les joueurs très compétents et ceux qui passent le plus clair de leur temps en véhicules, faisaient grimper artificiellement les statistiques.
L’évolution du MIR sur le mois de juillet
Avec la nouvelle définition en place, voici comment le taux a évolué tout au long du mois :
- Début juillet : le MIR démarre à 4,62 %
- Du 13 au 15 juillet : pic à 5,74 %
- 20 juillet : redescente à 4,86 %
- Fin juillet : stabilisation à 4,76 %
Le studio a également confirmé que l’application de TPM 2.0 est devenue obligatoire à partir du 31 août, une échéance déjà annoncée mais désormais bien effective. Pour les joueurs concernés par un souci de compatibilité, EA renvoie vers son guide dédié à l’activation du TPM 2.0 sur PC.
Des chiffres qui montrent que l’anti-triche fait le boulot
Sur le seul mois de juillet, EA Javelin Anti-Cheat a empêché 277 649 tentatives de triche ou de manipulation du jeu avant qu’elles ne puissent impacter les parties. Le studio suit actuellement 104 programmes, solutions matérielles, vendeurs, revendeurs et communautés liés à la triche, soit huit de moins que le mois précédent.
Sur ces 104 entités suivies, 100 rapportent des défaillances de fonctionnalités, des avis de détection, des arrêts, ou se sont carrément mises hors ligne, soit sept de moins qu’auparavant. Cela représente 96,15 % des programmes de triche suivis qui sont aujourd’hui en difficulté ou hors service.
Le studio conclut sur un message d’esprit fair-play : restez fair-play, on se retrouve sur le champ de bataille.

