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Starfield Free Lanes : la renaissance tant attendue ou juste un bon gros patch ?

Starfield Renaissance Update Cyberpunk

Starfield va recevoir une grosse mise à jour baptisée Free Lanes le 7 avril, et la question que tout le monde se pose est simple : est-ce que ça va suffire pour lui offrir une seconde vie à la Cyberpunk 2077 ? On a eu l’occasion d’en apprendre plus sur ce qui arrive dans le jeu, et si le contenu s’annonce généreux, il faut quand même tempérer ses attentes, parce que Starfield reste Starfield, pour le meilleur et pour le pire.

Free Lanes : du contenu, mais pas une révolution

Bethesda a tenu à le préciser d’entrée de jeu : Free Lanes n’est pas un Starfield 2.0. Pas de refonte totale, pas de miracle. Et honnêtement, c’est logique. Cyberpunk 2077, No Man’s Sky ou Fallout 76 n’ont pas non plus été fondamentalement transformés par leurs mises à jour majeures. Ce sont toujours les mêmes jeux, avec plus de contenu par-dessus. Starfield ne fait pas exception à la règle.

Ce qui arrive le 7 avril, c’est quand même un paquet solide : du DLC gratuit, une extension payante, la très attendue version PS5, et une extension du constructeur de vaisseaux, qui est déjà l’une des meilleures choses dans le jeu. Le gros morceau, c’est le mode Cruise, qui permet enfin de voyager manuellement entre les planètes d’un système stellaire de façon fluide et fun. Avant, c’était techniquement faisable, mais tellement pénible et cassé que personne ne s’y risquait vraiment. Maintenant, ça devient une vraie option de gameplay, avec ses propres événements et challenges. 

Free Lanes ajoute aussi Anchorpoint, un nouveau port spatial qui devrait servir de hub pour récupérer des missions et croiser du beau monde. Et pour ceux qui sont fans des bobbleheads de Fallout, Bethesda a eu la bonne idée de créer des figurines d’action sur le thème des Colony Wars, avec des playsets interactifs qui donnent des bonus de stats. C’est exactement le genre de truc loufoque et attachant qui manquait à Starfield, un jeu qui s’est toujours pris un peu trop au sérieux comparé au reste de la famille Bethesda.

Le vrai problème, c’est pas le manque de contenu

Tim Lamb, producteur vétéran chez Bethesda, a reconnu lui-même avec un sourire gêné que Starfield est « irresponsablement grand ». Et c’est là où le bât blesse. Le problème de Starfield n’a jamais été un manque de contenu, c’est la façon dont ce contenu est étalé sur des centaines de planètes quasiment vides. Ajouter encore plus de choses ne règle pas le problème de fond : l’impression d’arpenter un univers immense mais creux.

« Irresponsablement grand »

– Tim Lamb, producteur chez Bethesda, en parlant de Starfield

Là où Skyrim ou Oblivion entassent un contenu dingue dans une zone relativement compacte, Starfield dilue tout sur une échelle galactique. Le résultat, c’est qu’on passe beaucoup de temps dans le vide, littéralement. Free Lanes s’attaque à ça en partie, en rendant le voyage spatial plus vivant et interactif, mais ça reste un pansement sur une plaie profonde.

Le Creation Engine : force et limite absolue

Pour comprendre pourquoi Starfield ne peut pas être fondamentalement différent de ce qu’il est, il faut parler du Creation Engine, le moteur maison de Bethesda. Ce moteur fonctionne sur un système de cellules : le monde entier est découpé en salles distinctes, chargées en mémoire l’une après l’autre. C’est pour ça qu’il y a des écrans de chargement partout dans les jeux Bethesda. Ce n’est pas un moteur conçu pour le streaming d’environnements en temps réel comme dans Red Dead Redemption 2 ou Crimson Desert.

Mais ce système a aussi de vrais avantages. Il permet à Bethesda de construire des mondes énormes remplis de quêtes scriptées avec précision, de villes entièrement simulées, et de milliers d’objets physiques persistants. Ce PNJ qui se réchauffe les mains près d’un feu en passant, cette tarte que vous avez posée par terre il y a 40 heures et qui est toujours là : tout ça, c’est possible grâce à ce système. Dans GTA, les voitures et les passants disparaissent dès que vous regardez ailleurs. Dans Skyrim, rien ne disparaît jamais.

Le problème, c’est que cramponner un jeu de simulation spatiale dans ce framework, c’est un peu comme construire une voiture avec des outils de jardinage. C’est possible, avec des compromis énormes. Une planète dans Starfield, c’est fondamentalement une grille de cellules carrées, comme une mansion d’Oblivion avec des millions de portes. Le mode Cruise, par exemple, ressemble à une grande « salle » où vous pilotez autour d’une maquette de système solaire. Les transitions entre les zones se voient clairement. Bethesda fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, et honnêtement, le résultat est impressionnant vu les contraintes, mais les limites sont réelles et indépassables.

Starfield mérite-t-il sa renaissance ?

Pour ceux qui se demandent pourquoi Bethesda ne change pas simplement de moteur : regardez Avowed d’Obsidian, construit sur Unreal Engine 5. C’est le jeu le plus proche d’un Elder Scrolls moderne qu’on ait eu, et beaucoup l’ont trouvé décevant, précisément parce qu’il n’est pas aussi interactif que des jeux Bethesda vieux de vingt ans. Il y a des choses intrinsèques à un jeu Bethesda qu’on ne peut pas sacrifier, et le Creation Engine, malgré tous ses défauts, en est le garant.

Starfield n’est probablement le jeu préféré de personne dans le catalogue Bethesda. Mais il force le respect pour ce qu’il essaie d’accomplir avec des outils qui n’étaient pas du tout prévus pour ça. Free Lanes ne va pas convaincre ceux qui ont lâché le jeu à son lancement, soyons honnêtes. Mais pour ceux qui cherchent une raison de s’y remettre, et surtout pour les nouveaux joueurs qui débarqueront sur la version PS5, ça représente quand même une expérience nettement plus riche. Skyrim dans l’espace, ça reste une idée qui fait rêver, même si la réalité ne tient pas toutes ses promesses.

1 Commentaire

  • Zlxvestasis
    Posted 5 avril 2026 à 14h07

    Le mode Cruise c’est exactement ce qu’il manquait, enfin !

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