Jeff Kaplan met les choses au clair : non, les fesses de Tracer n’ont jamais été nerfées

On est en 2026, Overwatch a soufflé ses 10 bougies, et Jeff Kaplan, l’ancien directeur du jeu chez Blizzard, se retrouve encore à répondre à des questions sur les fesses de Tracer. Oui, vous avez bien lu. Une décennie plus tard, ce petit bout de polémique vidéoludique continue de hanter l’ex-patron du shooter de héros le plus célèbre de la planète.

Le scandale qui a secoué la bêta d’Overwatch

Pour les plus jeunes qui n’étaient pas là à l’époque, petit rappel des faits. En mars 2016, alors qu’Overwatch était encore en phase de bêta, une tempête s’est levée autour d’une pose de victoire de Tracer, la mascotte du jeu. La pose en question, appelée « Over the Shoulder », montrait la demoiselle regardant par-dessus son épaule d’une façon jugée un peu trop suggestive par certains joueurs. Leur critique principale : cette pose réduisait Tracer à un simple objet sexuel féminin sans âme, ce qui allait à l’encontre de la personnalité qu’avait construite Blizzard pour ce personnage.

Jeff Kaplan avait pris la balle au bond et avait finalement tranché : la pose serait modifiée. En moins d’une semaine, une nouvelle version de la pose « Over the Shoulder » avait été intégrée au jeu, offrant cette fois un angle légèrement différent, moins axé sur l’arrière-train de la demoiselle.

Évidemment, comme souvent dans l’univers du jeu vidéo, la décision avait mis tout le monde d’accord… ou plutôt, avait réussi à mécontenter les deux camps en même temps. D’un côté, ceux qui demandaient le changement étaient satisfaits. De l’autre, une partie de la communauté criait à la censure et accusait Blizzard d’avoir cédé face aux pressions des fameux « SJW », ce terme un peu daté qui faisait fureur à l’époque sur les forums.

Dix ans après, Kaplan remet les pendules à l’heure

Flash-forward en 2026. Jeff Kaplan, qui n’est plus chez Blizzard depuis un moment, est actuellement en train de promouvoir son nouveau projet : The Legend of California, un shooter de survie western encore en développement. Pendant un live de gameplay, un spectateur lui balance la question que visiblement personne ne se lasse de poser :

« On n’a pas du tout nerfé les fesses de Tracer. Elles sont restées exactement pareilles. »

– Jeff Kaplan, en réponse à un viewer lors d’un stream de The Legend of California

Et d’ajouter avec un brin d’autodérision qu’il venait de faire une belle riposte. Franchement, après dix ans à entendre la même question, on lui accorde le bénéfice du doute.

Un Kaplan qui ne mâche pas ses mots

Ce n’est pas la première fois récemment que l’ancien boss d’Overwatch fait parler de lui. Il y a peu, il avait accordé une interview assez cash dans laquelle il expliquait les vraies raisons de son départ de Blizzard après près de 20 ans de maison : des pressions financières colossales de la part d’Activision Blizzard, avec à la clé la menace implicite que si les résultats n’étaient pas au rendez vous, c’était 1 000 emplois qui partaient à la trappe. Une révélation qui avait fait beaucoup de bruit dans la communauté gaming.

Il s’était aussi fendu d’un conseil plutôt direct à destination des joueurs qui adorent critiquer des jeux auxquels ils ne joueront jamais. Le message était simple, sans filtre, et franchement assez rafraîchissant venant d’un vétéran de l’industrie qui n’a plus rien à perdre.

Overwatch continue d’écouter sa communauté

Pendant ce temps, Overwatch 2 continue d’exister et de faire des ajustements en réponse aux retours des joueurs. La preuve avec le récent redesign du héros Anran, dont l’apparence initiale avait été sévèrement critiquée, notamment pour son visage jugé trop enfantin. Blizzard a revu sa copie, en affirmant s’être éloigné de ce design trop juvénile. Même la comédienne de doublage du personnage avait pris position en faveur d’un changement, ce qui est assez rare pour être souligné.

En résumé : Tracer a toujours les mêmes fesses qu’en 2016, Jeff Kaplan a du répondant, et le game dev reste un milieu où les polémiques ont une espérance de vie bien supérieure à celle des jeux eux-mêmes. Dix ans, et la question tient toujours. Respect.