Le marché du hardware PC est sous tension et les joueurs le ressentent : la disponibilité des cartes graphiques GeForce reste un sujet brûlant. Entre pénurie de mémoire et explosion de la demande, NVIDIA tente de rassurer la communauté en maintenant la production de tous ses modèles GeForce, même si la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.
Une production GeForce sous contrainte, mais maintenue
Dans le contexte actuel où la mémoire vidéo se fait rare – et donc chère –, NVIDIA a tenu à clarifier sa position auprès de certains médias spécialisés. Malgré les bruits de couloir autour de ruptures de stock ou d’arrêts de production sur certains modèles, la marque affirme poursuivre la distribution de l’ensemble de sa gamme grand public.
« La demande en GPU GeForce RTX reste très forte, alors que l’approvisionnement en mémoire est limité. Nous continuons à livrer tous les modèles GeForce et travaillons étroitement avec nos partenaires pour maximiser la disponibilité de la mémoire. »
Pourtant, sur le terrain, différentes rumeurs circulent : certains modèles comme les RTX 5070 Ti ou 5060 Ti 16 Go auraient été suspendus chez ASUS, tandis que des indiscrétions évoquent une préférence pour les cartes à plus faible capacité mémoire. Si ces informations se confirment, cela traduirait une vraie tension sur la chaîne d’approvisionnement, forçant NVIDIA à prioriser certains produits afin de conserver une offre variée pour les joueurs.
Un accès à la mémoire qui dicte la stratégie
D’après plusieurs sources, NVIDIA aurait réduit de 15 à 20 % ses livraisons de cartes GeForce à ses partenaires (ASUS, MSI, Gigabyte, etc.), ce qui correspond aux difficultés observées par certains acteurs du marché. Cette baisse de cadence vise à ajuster la production aux disponibilités de mémoire, tout en continuant à approvisionner la gamme GeForce dans son ensemble.

Mais pourquoi la mémoire est-elle si stratégique ? Selon Max Weinbach (@mweinbach sur X), le rendement financier d’une wafer de GPU gaming s’élève à environ 100 000 $, alors qu’une wafer destinée aux cartes Pro RTX rapporte entre 300 000 et 500 000 $, et qu’une wafer pour l’IA (GB200/300) explose littéralement les compteurs avec un chiffre situé entre 800 000 et 1 200 000 $ ! Face à une telle rentabilité, il est logique que NVIDIA privilégie la production de puces pour l’IA et le marché professionnel, quitte à limiter l’offre gaming.
| Type de wafer | Rentabilité estimée |
|---|---|
| GPU gaming GeForce | ~100 000 $ |
| GPU Pro RTX | 300 000 à 500 000 $ |
| GPU IA (GB200/300) | 800 000 à 1 200 000 $ |
Quelles conséquences pour les joueurs ?
Pour la communauté gaming, cela signifie que l’offre GeForce reste présente, mais avec une disponibilité plus serrée sur certains modèles et, potentiellement, des tarifs à la hausse, en lien direct avec la tension sur les approvisionnements. Les rumeurs d’un arrêt de la vente de mémoire avec les puces GeForce semblent finalement infondées, NVIDIA poursuivant l’intégration mémoire sur ses cartes graphiques consumer.
Côté nouveautés, il ne faut pas s’attendre à voir débarquer une nouvelle génération de GeForce avant 2026. D’ici là, NVIDIA devrait continuer à jongler entre les exigences du marché IA et les attentes des gamers, en maintenant – autant que possible – la diversité de sa gamme et l’accès à ses modèles phares.
