Le monde de l’esport CS2 vient d’encaisser un nouveau coup dur : Copenhagen Wolves a décidé de mettre sur pause ses activités sur Counter-Strike 2, annonçant dans la foulée que l’ensemble de son roster était placé sur la liste des transferts. Un choix qui secoue la scène et soulève de vraies questions sur la santé du circuit, alors que de plus en plus de structures peinent à s’imposer face aux mastodontes du secteur.
Le système VRS, un frein pour les outsiders
La structure danoise justifie ce retrait par la domination actuelle du Valve Regional Standings (VRS), un système qui, selon elle, freine considérablement les ambitions des organisations plus modestes. Difficile dans ces conditions de viser la croissance lorsque l’écosystème favorise avant tout les équipes bénéficiant de gros moyens financiers.
Fin de l’aventure CS2… pour le moment
La nouvelle est tombée le 5 janvier 2026, marquant la fin d’une ère de trois ans sur Counter-Strike pour Copenhagen Wolves, qui avait fait son retour en 2023 sous pavillon américain. Durant ces deux dernières années, les Wolves se sont illustrés dans plusieurs tournois de rangs Tier 2 et Tier 3, décrochant notamment une victoire lors de la United21 Season 25 en janvier 2025.
Un héritage danois et des figures emblématiques
Lancée en 2009, l’organisation a marqué l’histoire de Counter-Strike, de Source à Global Offensive. On se souvient notamment de la line-up de 2016, où figuraient des pointures de la scène danoise comme Lukas ‘gla1ve‘ Rossander, aujourd’hui coach chez 100 Thieves, ou encore Marco ‘Snappi‘ Pfeiffer, actuellement leader in-game chez Ninjas in Pyjamas.
Des adieux sous le signe de la frustration
« Ce n’est pas une décision prise à la légère », a confié la structure sur ses réseaux. « Nos joueurs ont tout donné, mais les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. De plus, l’écosystème actuel de CS2 – notamment avec le VRS – rend l’ascension presque impossible sans un soutien financier massif. »
Copenhagen Wolves précise cependant que ce retrait n’est qu’une étape : « Nous faisons une pause pour réfléchir à l’avenir. Mais soyez sûrs d’une chose : les Wolves reviendront, quand le moment sera venu ! »
Une tendance inquiétante sur CS2
Ce n’est pas la première fois qu’une organisation tire sa révérence sur Counter-Strike 2 ces derniers mois. En février 2025, la team britannique Endpoint avait elle aussi mis son roster sur la touche, dénonçant à son tour l’impact du VRS sur la progression des équipes issues du bas du tableau.
Avec le départ de Copenhagen Wolves, la question se pose : d’autres structures, lassées de se heurter au plafond de verre du classement mondial, vont-elles elles aussi jeter l’éponge ? À suivre de très près…
