Rush is Real : la mécanique révolutionnaire du nouveau shooter
Un nouveau nom vient de faire son apparition dans le paysage du jeu vidéo : Nomion Games. Le studio a été fondé par d’anciens développeurs d’Escape from Tarkov, et travaille actuellement sur son tout premier projet, baptisé Rush is Real. Pour l’instant, les détails concrets sur le jeu restent rares, mais son créateur a commencé à lever un coin du voile sur ce qui doit en faire une expérience à part.
À la tête du projet en tant que Creative Director, on retrouve Jean Tyulegenov, qui était le deuxième développeur le plus important de Battlestate Games sur Escape from Tarkov. Son arrivée n’est pas anodine : trois développeurs expérimentés de Battlestate Games ont quitté l’entreprise pour ouvrir Nomion Games, un signal fort sur l’ambition portée derrière ce nouveau studio.
Une mécanique qui n’a jamais été vue ailleurs
Rush is Real est décrit comme un shooter, mais sa vraie promesse tient ailleurs. Le jeu doit reposer sur une mécanique de jeu inédite, jamais vue auparavant, centrée sur la motivation des joueurs. Jean Tyulegenov explique sa démarche ainsi :
Dans ce nouveau projet, je veux essayer de reconstruire le mécanisme central de la motivation du joueur.
– Jean Tyulegenov
Il pousse le raisonnement plus loin en expliquant vouloir se démarquer des pratiques habituelles de l’industrie :
Beaucoup de studios se contentent de copier les mécaniques clés de projets qui ont marché et d’y coller leurs propres améliorations, comme une meilleure interface ou moins de lourdeurs. Avec Rush is Real, on veut prendre un autre chemin : construire le jeu autour d’une mécanique totalement nouvelle, qui n’est copiée de nulle part, tout en l’intégrant dans un gameplay de tir, une progression et le reste, familiers.
– Jean Tyulegenov
Des thèmes qui dépassent le simple gunfight
Au-delà de la mécanique de jeu à proprement parler, Jean Tyulegenov évoque une ambition plus large pour Rush is Real, qui irait chercher des thématiques bien plus lourdes que ce qu’on attend habituellement d’un shooter :
Je veux aussi aborder d’autres sujets, parfois complexes : l’inégalité de classe, notre addiction aux stimuli et l’incapacité à vivre en paix, ou encore le progrès technologique sans progrès moral et culturel. Ou, par exemple, la responsabilité morale de l’observateur d’un événement, dans notre cas, le jeu.
– Jean Tyulegenov
Le Creative Director s’attarde également sur le rôle du spectateur, qu’il soit dans le jeu ou en train de regarder un stream. Il imagine un système où ce public pourrait peser directement sur le déroulement d’une partie :
J’aimerais que le spectateur, que ce soit en jeu ou sur Twitch, devienne partie prenante de l’événement et puisse influencer indirectement ce qui se passe dans la partie, un peu comme pour son streamer préféré. Un peu comme au football, où on dit que « les murs aident », c’est-à-dire que le soutien et les chants des supporters boostent le moral de l’équipe et l’aident à marquer des buts. On réfléchit à des mécaniques de ce genre pour Rush is Real.
– Jean Tyulegenov
Ces déclarations laissent entrevoir une dimension compétitive assumée, entre spectateurs, matchs et streamers, sans qu’on sache encore si Rush is Real visera clairement la scène esport ou misera simplement sur un gameplay pensé pour être spectaculaire à regarder. Pour l’instant, aucune date ni aucune fenêtre de sortie n’a été communiquée, et le studio n’a pas encore montré la mécanique qui doit faire toute la différence.