Mauvaise nouvelle pour Battlestate Games : le studio russe derrière Escape from Tarkov vient de se prendre une amende bien salée de la part de la justice moscovite. En pleine montée en puissance du jeu, qui a enfin quitté sa longue phase bêta pour atteindre sa version 1.0, voilà que le développeur se retrouve dans le collimateur des tribunaux pour une histoire de protection des données personnelles.
Une amende de 2 millions de roubles pour Battlestate Games
Le Tribunal de Tagansky de Moscou a rendu son verdict le 3 mars 2026 : Battlestate Games est condamné à payer 2 millions de roubles, soit environ 25 000 dollars américains (ou à peu près 18 000 livres sterling). Le motif ? Une violation du Code des infractions administratives de la Fédération de Russie, plus précisément la partie 8 de l’article 13.11, qui concerne la protection des données personnelles.
En clair, le studio n’aurait pas respecté les obligations légales russes concernant la localisation des données des utilisateurs russes sur le territoire de la Russie. La loi exige que les données personnelles des citoyens russes soient stockées et traitées sur des serveurs situés en Russie, et il semblerait que Battlestate Games n’ait pas été en règle sur ce point.
« Le 3 mars 2026, le juge de paix du district judiciaire n°422 du district Tagansky de la ville de Moscou a reconnu coupable d’avoir commis une infraction administrative en vertu de la partie 8 de l’article 13.11 du Code administratif de la Fédération de Russie. »
– Extrait du document officiel du tribunal
Battlestate Games n’est pas le seul dans le viseur
Ce qui est intéressant à noter, c’est que Battlestate Games est loin d’être un cas isolé. Le même tribunal de Tagansky a récemment sévi contre d’autres géants de la tech. Telegram et Google ont eux aussi écopé d’amendes pour violation de la législation russe. Google, par exemple, a dû cracher 22 millions de roubles (soit environ 287 000 dollars) pour avoir refusé de retirer des publicités liées à la vente à distance d’alcool et à des contenus LGBTQ+.
Pour l’instant, rien n’indique que cette affaire ait un impact sur les joueurs en dehors de la Russie. La problématique étant strictement liée à la localisation des données sur le territoire russe, les utilisateurs du reste du monde n’ont a priori pas à s’inquiéter.
Escape from Tarkov continue sa route malgré tout
Cette mauvaise passe judiciaire n’empêche pas le jeu de continuer à se développer. Escape from Tarkov a récemment franchi une étape majeure en atteignant sa version 1.0, mettant ainsi fin à des années de développement en accès anticipé. Et ce n’est que le début : une nouvelle carte, un nouveau boss, et un premier DLC majeur sont déjà au programme selon la roadmap officielle du studio. Les fans ont donc de quoi se réjouir, même si le studio traverse une période compliquée sur le plan légal.
