Pourquoi ARC Raiders a dit non au marché façon Tarkov : focus sur le loot, pas sur la spéculation
Les fans de shooters hardcore et d’extraction sont en ébullition depuis l’arrivée d’ARC Raiders. Beaucoup le voient déjà comme un gros challenger d’Escape from Tarkov, mais une question revient souvent : pourquoi on ne peut pas échanger ou vendre ses loots entre joueurs comme dans Tarkov ? Spoiler : Embark Studios y a pensé… puis a tout simplement abandonné l’idée avant la sortie.
Quand tu débarques dans ARC Raiders, tu te retrouves vite à fouiller les boutiques de Speranza pour choper tout ce dont tu as besoin : armes, explosifs, composants de craft, mods, soins… La variété est là, mais côté échanges entre joueurs, c’est le néant total. Impossible de faire du troc ou de vendre tes trouvailles à d’autres comme tu pourrais le faire sur le fameux marché aux puces de Tarkov.
Pourquoi ARC Raiders a refusé le marché aux joueurs
Faut savoir qu’à la base, Embark Studios avait taffé sur un système d’enchères façon “auction house” qui aurait permis aux joueurs d’acheter et vendre des items contre des tokens. L’idée ? Offrir une vraie économie P2P, avec la liberté de se faire des thunes ou de dénicher des objets rares directement via d’autres joueurs. Mais au final, le studio a décidé de tout jeter à la poubelle. Pourquoi ce changement de cap ?
Les risques d’un marché façon Tarkov
Sur Escape from Tarkov, le Flea Market est devenu un pilier du gameplay. Il simplifie la vie des joueurs pour monter des kits, finir des quêtes ou choper du matos introuvable. Mais ce système a aussi ses travers : inflation, farming à outrance, et tout qui tourne autour de la thune virtuelle, parfois au détriment du plaisir d’explorer et de looter à l’ancienne.
« On a mis beaucoup d’efforts pour que le jeu tourne autour des objets à trouver, pas autour des pièces de monnaie. Le système d’enchères a fini par transformer le jeu en course à la thune, c’était pas ce qu’on voulait. »
Virgil Watkins, design lead chez Embark Studios
En gros, Embark voulait garder ce feeling de loot imprévisible, où chaque caisse ouverte peut filer un shoot d’adrénaline. Si on avait pu acheter tout ce qu’on veut en trois clics sur un marché, cette sensation disparaît direct. Le but, c’est que chaque run reste unique et imprévisible, pas juste une session shopping.
Le craft avant tout
Un autre point fort d’ARC Raiders, c’est son système de fabrication et d’ateliers. Tu dois vraiment investir dans le craft pour progresser, alors que dans Tarkov, le marché a tendance à rendre le crafting moins crucial. En empêchant l’économie P2P, Embark force les joueurs à se débrouiller, à looter et à fabriquer eux-mêmes leurs outils.
Des limites et des réflexions pour l’avenir
Certains joueurs regrettent quand même l’absence d’un vrai marché, surtout pour échanger le surplus ou acheter un item introuvable. Mais il faut aussi se rappeler que sur Tarkov, Battlestate Games a mis des années à équilibrer le Flea Market, bloquant même certaines transactions avant le niveau 25 pour éviter les abus.
Peut-être qu’un jour, ARC Raiders ajoutera un système d’échange entre joueurs. Mais pour l’instant, le studio préfère miser sur la chasse au loot, quitte à frustrer ceux qui aiment spéculer ou accumuler les crédits. Et puis, on va pas se mentir : à chaque fois qu’on ouvre une caisse et qu’on tombe sur LE drop rare, c’est quand même autre chose qu’un simple achat en ligne.