Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Fnatic sort les crocs contre la toxicité : menaces signalées, fans toxiques bannis en ligne et en LAN

Fnatic sort les crocs contre la toxicité : menaces signalées, fans toxiques bannis en ligne et en LAN

Fnatic protection joueurs esports

La frontière entre passion et dérapage vient d’être violemment franchie pour les joueurs de Fnatic. Face à une vague de haine en ligne qui a dépassé le stade des simples insultes pour se transformer en véritables menaces, la structure historique européenne a décidé de sortir du silence et d’annoncer un plan de riposte clair, ferme et assumé. Objectif : protéger ses joueurs, sur serveur comme dans la vraie vie, et rappeler à toute la scène que la compétition n’excuse jamais la violence. 

Fnatic passe à l’offensive contre les abus ciblés

Ces derniers jours, l’organisation basée au Royaume Uni a constaté une hausse inquiétante d’attaques ciblées envers ses joueurs, allant des attaques personnelles classiques aux menaces de mort explicites. Un cap inacceptable a été franchi, poussant Fnatic à réaffirmer publiquement sa politique de tolérance zéro envers ce type de comportement.

Dans un communiqué publié le 19 février sur X, Fnatic rappelle noir sur blanc que « le bien être et la sécurité de nos joueurs sont nos priorités absolues » et détaille une série de mesures concrètes pour faire face aux menaces de violence reçues par ses talents engagés dans les tournois du monde entier.

https://twitter.com/FNATIC/status/2024454357148692544

Un plan d’action concret et des sanctions lourdes

Finies les simples mises en garde. Fnatic annonce désormais un protocole clair pour toute personne prise en flagrant délit de harcèlement ou de menaces à l’encontre d’un de ses joueurs. Les auteurs de ces abus seront signalés aux autorités compétentes dès lors que la gravité des propos le justifie.

En parallèle du volet légal, la structure va frapper là où cela fait mal pour un fan toxique : l’accès à la communauté. Les individus identifiés verront leurs comptes bannis des canaux numériques contrôlés par Fnatic, qu’il s’agisse des réseaux sociaux, des serveurs Discord ou de tout espace communautaire lié à l’organisation. Ces sanctions s’appliqueront également à l’IRL : les personnes concernées seront exclues des événements physiques de Fnatic, qu’il s’agisse de fan events, de meet & greet ou d’animations autour des compétitions.

« Let us be clear. We have zero tolerance for this behaviour. To our players : We have your back. Competing at the highest level is stressful enough without the added burden of toxic vitriol. We are providing our support to ensure that players feel safe, both online and off. »

– Fnatic

Dans la suite de son message, l’organisation appelle également sa fanbase à ne pas alimenter la spirale de la haine et à utiliser les outils de signalement des plateformes plutôt que de répondre aux trolls et harceleurs.

Un problème systémique pour toute la scène esport

Ce communiqué de Fnatic s’inscrit dans un contexte plus global où la toxicité reste un fléau majeur pour l’esport, que ce soit pour les joueurs pros ou pour les spectateurs. Malgré les efforts répétés des structures et des ligues, les messages haineux, les insultes ciblées et les menaces continuent de polluer les timelines et les chats.

En 2025, Team Vitality avait déjà tiré la sonnette d’alarme en publiant un rapport détaillé sur la haine et la toxicité en ligne autour de ses équipes. Sur une période de deux mois seulement, plus de 2 000 messages avaient été identifiés comme haineux par la solution technologique Bodyguard, montrant l’ampleur du problème même pour une structure qui travaille activement sur le sujet.

Les développeurs aussi en première ligne

Les éditeurs de jeux compétitifs multiplient eux aussi les initiatives pour assainir leurs communautés. Du côté de Rainbow Six, Ubisoft a par exemple franchi une nouvelle étape avec la mise à jour Y10S3.3 de Rainbow Six Siege X, en intégrant une modération de la communication vocale pour limiter les comportements perturbateurs en parties classées comme en parties normales.

Entre systèmes de détection automatique, sanctions progressives et bannissements définitifs, l’écosystème tente de trouver le bon équilibre entre liberté d’expression, compétitivité et sécurité des joueurs. Mais les chiffres et les témoignages le prouvent : la toxicité reste profondément ancrée dans une partie de la communauté.

Un signal fort envoyé à toute la communauté

Dans ce paysage encore largement miné par les comportements nocifs, la prise de position publique de Fnatic marque un tournant important. En assumant un discours frontal, en associant les autorités aux cas les plus graves et en fermant la porte de ses espaces physiques et numériques aux personnes toxiques, la structure envoie un message clair : le soutien aux joueurs passe avant tout.

Reste désormais à voir si d’autres grandes organisations adopteront des mesures similaires, et si les fans répondront à l’appel en aidant à construire un environnement plus sain autour de leurs équipes préférées. Une chose est sûre : sans un changement culturel massif, des ranked aux grandes scènes LAN, la scène compétitive continuera d’être confrontée à ce problème. Fnatic, en tout cas, a choisi son camp.

S’abonner
Notification pour
0.0/10
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Inscris toi à notre newsletter

Pour ne rien manquer, et le tout, sans aucun spam !

This Pop-up Is Included in the Theme
Best Choice for Creatives
Purchase Now