Si tu espérais un Resident Evil façon monde ouvert à la GTA avec zombies en bonus, il va falloir calmer les attentes. Capcom a enfin mis les choses au clair pour Resident Evil Requiem, et la réponse est cash : non, le jeu ne sera pas un open world, même si les trailers ont un peu embrouillé tout le monde.
Le fantasme du monde ouvert, c’est mort
Depuis des mois, ça théorisait sec sur les forums et les réseaux : ville gigantesque, circulation, piétons partout… beaucoup ont cru que Requiem allait être le premier Resident Evil en monde ouvert. Sauf que le directeur du jeu, Koshi Nakanishi, a décidé de briser le rêve tout de suite.
« Ils ont vu des spéculations sur la présence d’éléments de monde ouvert dans le jeu, et ils veulent simplement clarifier que ce n’est pas un jeu en monde ouvert. »
– Koshi Nakanishi
Voilà. C’est dit. Pas de map XXL à la Ubisoft, pas de 300 icônes à nettoyer, pas de balade en voiture à travers la ville infestée.
Un Resident Evil classique, mais avec un gros twist
Plutôt que de partir sur un monde ouvert, l’équipe a visiblement misé sur un truc beaucoup plus ciblé : fusionner deux gameplays radicalement différents dans un seul jeu. Requiem va alterner entre deux personnages, Grace et Leon, chacun avec un style de jeu bien à lui.
Le concept central, c’est de faire cohabiter ces deux approches dans une structure maîtrisée, sans les diluer dans un open world qui ferait perdre le contrôle au niveau du rythme et de la tension. Le but est clair : rendre hommage à ce qui fait la force de la série, plutôt que de tout chambouler juste pour suivre une tendance.
Grace : le cauchemar pur jus
Les séquences avec Grace sont pensées pour ceux qui kiffent le Resident Evil bien sale, bien stressant. On parle d’un gameplay qui rappelle clairement les épisodes les plus horrifiques de la licence, avec une ambiance proche de Resident Evil 2 et 7 : couloirs sombres, gestion de ressources, stress permanent, menace qui rôde en permanence.
Ici, tu ne vas pas vider des chargeurs à la chaîne. Tu vas compter tes balles, fermer des portes en panique, écouter chaque bruit dans le décor, et prier pour trouver une plante verte avant de te faire ouvrir en deux.
Leon : l’action survitaminée
De l’autre côté, on a Leon, qui revient dans un style beaucoup plus nerveux. Ses segments rappellent clairement Resident Evil 4, avec un gameplay orienté action, des gunfights rythmés et un héros qui n’a pas peur de sortir les punchlines entre deux headshots.
On reste dans le survival horror, mais avec une dose de spectacle et de punch bien plus élevée. Le but n’est pas de transformer le jeu en shooter bourrin, mais de retrouver cette vibe ultra efficace où tu passes d’une fusillade tendue à un moment de pure panique en quelques secondes.
Pas open world, mais loin d’être limité
Le fait que Requiem ne soit pas un monde ouvert ne veut pas dire que le jeu sera ultra linéaire. Attends toi plutôt à des zones larges, interconnectées, avec de l’exploration et des détours à risques, mais dans une structure pensée pour garder la tension au max.
Les références assumées à Resident Evil 2, 4 et 7 donnent une bonne idée de la direction : des environnements travaillés, des retours en arrière, des raccourcis à débloquer, mais pas de grande carte unique à parcourir librement. C’est un Resident Evil qui assume son ADN, surtout à l’occasion des 30 ans de la série.
Un gros best-of pour les 30 ans de la saga
Requiem arrive pile pour les 30 ans de Resident Evil, et ça se sent dans la façon dont le jeu est présenté : un gros mashup des meilleures idées de la licence. Tu veux du survival horror pur et tendu ? C’est là. Tu veux de l’action stylée avec un héros iconique ? C’est là aussi.
L’objectif est clairement de proposer un épisode qui parle autant aux fans de la première heure qu’aux joueurs qui ont découvert la série avec les remakes ou Resident Evil 4. Un jeu qui ne révolutionne pas tout avec un faux open world, mais qui mise plutôt sur un level design béton et un rythme maîtrisé.
Ce qu’il faut retenir
Si on résume :
- Resident Evil Requiem n’est pas un jeu en monde ouvert
- Grace : sections orientées horreur, proches de Resident Evil 2 / 7
- Leon : gameplay action qui rappelle fortement Resident Evil 4
- Structure pensée pour le rythme, la tension et l’immersion, pas pour le bac à sable
- Un épisode qui se positionne comme un gros hommage aux 30 ans de la licence
Donc si tu attendais un Resident Evil façon sandbox géant, tu peux revoir ton build mental. Par contre, si tu voulais un jeu qui condense tout ce qui fait le sel de la série, avec deux styles de jeu bien marqués dans un même titre, Requiem risque clairement de te parler.
